du 4 décembre 2015 au 10 janvier 2016

Myette Fauchère photographe

888 : 8 artistes / 8 lieux / 8 départements

En partenariat avec la MAPRA, FOCUS Biennale de Lyon 2015

Myette Fauchere piedsMyette Fauchère expose à Valaurie des photographies appartenant à trois séries : « Portraits caméléon », « Pieds » et « Zoo ». Depuis 2003 elle s’intéresse aux textiles africains, et aux rituels qui les accompagnent ; elle a photographié en noir et blanc au Mali des tissus traditionnels destinés à l’élaboration, par des tailleurs, de costumes de fête. Le succès rencontré par ces photos l’a incitée à poursuivre ; attentive à l’uniformité de tissu porté par une même famille, elle a fait poser des groupes familiaux tous vêtus ainsi devant un fond du même motif, cette fois en couleur. C’est ainsi que sont nés les « portraits caméléons », figuration d’un corps collectif hybride : les personnes photographiées se fondent dans l’accumulation de motifs d’une grande force graphique. Le spectateur doit déployer une activité visuelle entre fascination, comparaison, repérage. A la Biennale de Dak’Art elle a travaillé avec de jeunes créatrices qui composent les motifs et tissent sur place (alors que certains tissus africains sont fabriqués en Europe !).
Myette Fauchere Portraits cameleonsAu festival des Textiles extraordinaires de Clermont-Ferrand, elle a fait une série sur les tissus à carreaux.
Myette Fauchère se reconnaît une parenté avec Annette Messager, Armand, Boltanski. Elle a fait usage d’autres matériaux, comme dans la série « Pieds » où l’accumulation de chaussures constitue une sorte de portrait de société. Elle évolue vers des sujets en volume : projets de compositions avec des gants de travail, des peluches. Toujours dans une accumulation où se dessine un portrait. Evelyne Rogniat

du 4 décembre 2015 au 10 janvier 2016 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h. Fermeture du 20 décembre 2015 au 5 janvier 2016 inclus
Visite possible sur rendez-vous

du 30 octobre au 29 novembre 2015

Stéphanie Lehu

Paysage Refuge

Restitution d’une résidence au Cube

Stephanie Lehu-1L’exposition entremêle les différents temps de la résidence au Cube. Les images archaïques du sténopé côtoient les pixels des photographies numériques et se mélangent aux instantanés du Polaroïd. L’ensemble des photographies explore des notions contraires : noir/blanc, positif/négatif, proche/lointain, plein/vide, intérieur/extérieur, terre/ciel...

Ici, le spectateur n’est pas face à l’œuvre, mais plongé à l’intérieur de l’œuvre elle-même. Il est invité à marcher entre les paysages suspendus. Entre ces lieux refuges, animés du souffle de ceux qui les ont capturés. D’ailleurs, « eux », on les retrouve un peu plus loin. Mais peut-être ne se reconnaîtront-ils pas ? Les visages éthérés, aux contours indéfinis semblent fuser dans les fibres de l’intissé. Ce matériau, flottant, vaporeux, aérien, s’oppose aux lourdes plaques de béton disposées à même le sol. Les motifs végétaux - branches ou racines ? qui s’étendent sur chaque plaque, rappellent tout comme les visages, des taches d’encre noire. Ces masses sombres déployées sur fond blanc révèlent le vide.

Stephanie Lehu-2Le vide, le plein, il en est question dans les paysages parcourus, tantôt en positif, tantôt en négatif. Ces images imparfaites, rappelant une intériorité onirique, ne laissent subsister que les traits essentiels. Cette dimension onirique, on la retrouve dans la constellation des Polaroïds aux couleurs délavées, presque étouffées. Là encore, les imperfections sont visibles. Mais ces images ne sont-elles pas plus proches de ce que j’ai ressenti ? Etre dans le paysage, c’est en faire l’expérience. Etre ébloui, sentir le vent caresser sa peau, être dissipé par un son inattendu. C’est aussi en capter les impressions changeantes et les frémissements. Car le paysage est vivant, toujours en mouvement. Et ces vibrations imperceptibles, la photographie ne peut jamais pleinement les saisir.

Du 30 octobre au 29 novembre 2015 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Vernissage le 30 octobre à 18h30

 

du 13 septembre au 26 octobre 2014 à la Maison de la tour Valaurie

Philippe Chitarrini, plasticien

exposition "Empreinte et mémoire, 2 regards sur la guerre de 14-18
« Memory land » installation permanente à Valaurie Photo

Exposition
Ouvrage
Installation permanente
Ateliers

Philippe ChitarriniPhilippe Chitarrini étudie depuis 2002 les traces laissées par l'homme dans son milieu, notamment en travaillant sur l'empreinte digitale, et abordant par là même les thématiques de l'identité, de la mémoire et de la perte. De son côté, le Cube décide de s'impliquer dans les événements culturels relatifs à la commémoration du centenaire de la guerre 14-18, en permettant à des artistes de créer et s'exprimer sur ce sujet mémoriel.
Philippe Chitarrini y répond en créant lors de sa résidence en 2012 la maquette d'une «colonne organique », colonne métallique laquée blanc, évidée au laser, représentation en 3D de l'empreinte digitale d'un soldat de la guerre 1914-1918. La mise en relation avec l'entreprise VMS (Valaurie Métal Soudure) lui permet de voir ériger cette colonne en vraie grandeur (hauteur 4 m) au début de l'été 2014 à Valaurie.
En 2013, dans la continuité de la résidence, la municipalité de Valaurie soumet à l'artiste un projet d'aménagement d'un parcours, reliant l'emplacement où allait être installée la "Colonne organique" à l'entrée du village, à la partie haute du village où se trouve le Cube. Philippe Chitarrini choisit alors de faire évoluer son projet de départ en ponctuant ce cheminement escarpé de deux autres sculptures. La mise en relation avec une deuxième entreprise, la marbrerie Sportiello à Chateauneuf/Rhône, permet leurs réalisations en marbre de carrare : « l'Hybride ADN » (marbre blanc dimension) et « le Monolithe noir » (marbre noir dimension). Les trois sculptures sont rassemblées dans une œuvre monumentale « Memory land », inaugurée le 19 septembre 2014, entrée grâce à un don par l'artiste dans le patrimoine artistique de Valaurie.
L'exposition "Empreinte et mémoire, 2 regards sur la guerre de 1914-1918" à la Maison de la Tour a contextualisé la création de résidence dans l'ensemble de la production de l'artiste et montré les maquettes des sculptures de « Memory land ».
L'ensemble en résidence est relaté dans un livre qui a ouvert la « collection du Cube » coéditée avec les Editions Marie Delarbre de Taulignan.
L'artiste a animé des ateliers autour de la mémoire avec des lycéens.

Pour en savoir plus sur Philippe Chitarrini

Du 7 au 25 octobre 2015

Lynn Pook

A FLEUR DE PEAU –  installation audio-tactile

Lynn Pook Installation 2003A FLEUR DE PEAU propose de vivre une expérience déroutante mêlant le sonore et le tactile. Votre corps devient le lieu privilégié d'une oeuvre intime, sensible et éphémère. Une composition sonore spatialisée décrit des trajectoires vibrantes à même le corps qui se trouve comme sculpté par les sons.
A Fleur de Peau est la première installation audio-tactile réalisée par Lynn Pook en 2003. Elle marque le début de ce travail original et inouï qui introduit le toucher comme une forme esthétique.
Cette exploration se place dans une réflexion critique sur l'extension des moyens de communication à distance au dépend de la relation directe entre les individus qui implique de façon plus complexe notre système sensitif.
Les oeuvres audio-tactiles sont des sortes de "béquilles" ou de  "machines" à toucher rappelant certaines esthétiques de laboratoires ou de centres de bien-être à l'aspect rétro-futuriste.
A fleur de peau 2003 : Deux cabines en tissus clair laissent apparaître en ombre portée un entrelacs de fils conduisant à un corps dressé, presque immobile, faisant penser à une image tout droit tirée des films expressionnistes allemands.
durée : 20 min (comprenant l'équipement et le passage de 2 personnes)

& ORGAN – entrée en résidence / exposition du projet

lynn pook OrganORGAN est un projet d’installation visuelle sonore et tactile. Plus je m’en approche et plus je fais partie d’elle. Ou bien ferait-elle plus partie de moi ?
ORGAN est un relief organique composite d’où émane des sons vibrés. Plus je m’en approche et plus je fais partie de ce paysage. Ou bien ferait-il plus partie de moi ?
ORGAN, c’est une invitation à s’approcher de soi, à se parcourir soi-même, à se promener dans son enveloppe, dans son « sac de peau », à faire le tour de ses cellules dans un voyage ludique, plutôt contemplatif, voir méditatif. Loin des vitesses supersoniques et des flux internet, ORGAN est une oeuvre de la lenteur, du minuscule et du proche.
Lynn Pook installation Substance sonC’est une sculpture relationnelle mettant en jeu non seulement la vue et l’ouïe des spectateurs, mais aussi le toucher à travers une implication corporelle dans son entier. La peau en est l’interface principale de transmission, la membrane à travers laquelle transite pour qui prendra le temps cette expérience déroutante faite de sons-vibrations. C’est une expérience intime et douce toute en creux et en pleins. Composé d’une population d’objets audio-vibrants ayant chacun une personnalité formelle, acoustique et tactile singulière formant une polyphonie spatialisée.
ORGAN invite le public à se (dé)placer dans, se blottir contre, enlacer un paysage audio-tactile dont il peut modifier l’organisation en déplaçant les objets qui le composent. Parfois actif, parfois passif, le spectateur s’organise entre, sur et sous les objets et devient partie prenante de cette matière sensible.

Du 7 au 25 octobre 2015 du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Les 17 et 18 octobre dans le cadre de "DÉTOURS"

du 13 septembre au 26 octobre 2014
à la Maison de la Tour à Valaurie

Olivier Hézard, photographe, plasticien

Exposition "Empreinte et mémoire, 2 regards sur la guerre de 14-18"

Exposition
Ouvrage
Malette pédagogique

Olivier Hezard

Dès 2008, Olivier Hézard entreprend de sauver 400 clichés retrouvés dans la maison de famille, clichés pris par son grand-père, médecin militaire lors de la guerre de 1914/1918. Lorsqu’en 2012, le Cube décide de s'impliquer dans les événements culturels relatifs à la commémoration du centenaire de la guerre 14-18, en permettant à des artistes de créer et s'exprimer sur ce sujet mémoriel, la démarche entreprise par Olivier Hézard retient toute son attention. En tant que travail de mémoire, mais aussi comme mise en valeur d’une empreinte personnelle, originale, de l’histoire de son grand-père durant la guerre de 1914/1918 dans LA grande Histoire, contre-pied de la photo journalistique et évènementielle.
Le travail en résidence, en 2013, a eu pour objectif de rendre «lisible» par la présentation (exposition) et le discours (ateliers, visites commentées) à des publics jeunes et adultes, ce que constitue une œuvre de médiation, dans un travail de mémoire de faits qui ne peuvent plus être racontés autrement que par le texte, l’image ou le son. Outre leur restauration, les clichés de l’époque ont été enrichis par des clichés actuels pris sur les mêmes lieux et retrouvés par l’artiste.
La résidence est relatée dans un livre de la « collection du Cube » coéditée avec les Editions Marie Delarbre de Taulignan.
Une exposition itinérante est réalisée à partir de fonds de photos exceptionnel réunies.

En savoir plus sur Olivier Hézard

Du 29 novembre 2014 au 18 janvier 2015
Espace d'Art François-Auguste Ducros, 
Place du Jeu de ballon à Grignan

Martine Lafon, plasticienne

"de l'usine au musée"

Lafon expo à Grignan

Expositions
Ouvrage
Table ronde
Martine Lafon a été reçue en résidence au Cube en 2012. Son projet consistait à retrouver les traces de l'industrie humaine sur le territoire de la Drôme et du nord Vaucluse et à les traduire à travers sa sensibilité et différents moyens d'expression. Ce fut le cas pour la minéralité à travers la pierre, la sériciculture, le cartonnage, la papeterie, les sirops et liqueurs. En associant la photographie et le dessin Martine Lafon propose une relecture de ces milieux industriels et de leur savoir-faire à travers 17 planches réalisées avec les Editions Bervillé auxquelles s'ajoutent la sculpture et un prototype « de jeu » exécutés à la marbrerie.
Martine Lafon a produit un écrit « Auricula, le cabinet de lumière » sur chacune de « ses » approches des paysages industriels. Cet ouvrage renseigné mais avant tout poétique constitue une contribution patrimoniale et enrichira les fonds des médiathèques et des établissements scolaires.
« Si tu étais artiste, de quelle industrie et savoir-faire aimerais-tu te rapprocher? » Suite à ce projet, des industriels et des artistes ont été invités lors d'une table ronde qui s'est tenue le 19 décembre 2014 à Grignan à réfléchir à l'intérêt de rapprocher leurs compétences dans le cadre de projets et partenariats à imaginer ensemble.

- Du 29 novembre 2014 au 18 janvier 2015, la commission culturelle de la ville de Grignan et l'association "Les enfants du facteur" présentent à l'Espace d'Art François-Auguste Ducros le travail de Martine Lafon réalisé au cours de sa résidence d'artiste au Cube de Valaurie. Du mercredi au dimanche de 14h à 19h
- Vernissage le vendredi 5 décembre 2014 à 18h, rencontre avec l'artiste à 17h30 - Espace d'Art François-Auguste Ducros Place du Jeu de ballon – 26230 GRIGNAN
- Le vendredi 19 décembre à 18h Table ronde Art & Industries du Territoire,  invitant les représentants des entreprises impliquées dans cet événement ainsi que toute entreprise, structure et personne intéressées par cette thématique.

Martine Lafon Logos

En savoir plus sur Martine Lafon

les 17 et 18 octobre 2015 dans le cadre de l’événement DÉTOURS

Le collectif Dardex

REFONTE – Installation

Dardex harponREFONTE est une série de pointes de lances et d’armes rudimentaires, de différentes tailles et alliages, réalisées à partir de différents matériaux récupérés sur des déchets d’équipements électriques et électroniques. Les déchets métalliques sont ensuite fondus puis coulés dans des moules, reprenant ainsi les techniques millénaires de la fabrication d’armes primitives, composées d’alliages de cuivre, d’aluminium et d’or.
Entre archéologie contemporaine et geste anachronique, ces armes proposent une refonte de nos sociétés industrielles, une évocation post-futuriste nous rappelant la fragilité de nos systèmes et l’implication guerrière de l’Humanité.
Le collectif Dardex, a été fondé en 2003 par Quentin Destieu et Sylvain Huguet alors étudiants à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.
Explorant les média actuels, ils développent en collaboration avec différents artistes et chercheurs des installations et des performances multimédia, utilisant l’interactivité et le jeu. Leur stratégie artistique est axée sur des idées d’appropriation et de détournement de matériaux existants. Leur travail questionne un monde saturé par les médias et la technologie, explorant les frontières et les relations entre technologie et culture populaire.

Pour en savoir plus : lien vers le site Détour numérique
Les 17 et 18 octobre 2015 dans le cadre de l’événement DÉTOUR

Du 14 septembre au 13 octobre 2013

La trace de la trace

Restitution de la résidence de Florence Grivot et Lise Garnier

Le Cube de Valaurie, "La trace de la trace"L’oeuvre réalisée à partir des empreintes de nombril collectées et des histoires de chacun, s’est faite à la Maison de la tour, sous forme d’une installation in situ exclusive au lieu, associant création plastique, poétique et musicale : une centaine de nombrils en suspension, une installation lumineuse et sonore, « le vagophone », un cocon de fil géant.

« Par la création d’un tableau collectif, il n’a été pas question de la nomination de chacun mais de la constitution d’une sorte de corps groupal, ressenti en tant que tel par les habitants ». A la fin de la résidence, chaque participant a été invité à reprendre une partie de la création collective, ce qui est bien différent que reprendre son empreinte de nombril.

« La trace de la trace » a été l’occasion d’une approche « affective » de la trace et de la mémoire et a représenté la première étape introductive au thème des restitutions qui se dérouleront en 2014 avec comme toile de fond la commémoration du début de la guerre de 1914-1918.

Samedi 14 septembre à 11h et 16h, parcours concert de 40 minutes, en présence des artistes
En savoir plus sur Florence Grivot et Lise Garnier

les 17 et 18 octobre 2015 dans le cadre de l’événement DÉTOURS

Lynn Pook et Dardex

Les 17 et 18 octobre 2015, l’insolite d’un parcours en car à la découverte d’oeuvres sonores et numériques à chaque escale, le temps d’une rencontre avec des centres d’art de la drôme du sud.

Un circuit en car

Detours

Performances embarquées et visite guidée des expositions en cours des centres d’art du sud de la Drôme

Embarquez à bord d’un car transformé en scène artistique mobile et éphémère. Installez-vous confortablement dans votre siège pour une expérience sensible du territoire. Vous serez les spectateurs privilégiés de concerts et de performances insolites. Et à chaque escale, suivez le guide pour visiter une exposition, découvrir une performance sonore. Partagez des moments de convivialité dans des lieux d’art contemporain du sud de la Drôme, et redécouvrez votre environnement à travers le prisme artistique, sonore et sensible.
Ou circulez par vos propres moyens ! Rejoignez les escales, visitez les expositions, assistez aux performances sur place et venez partager les moments de convivialité !
Rejouez par vous-même le circuit après les 17 et 18 octobre 2015, avec les archives sonores du parcours : www.detournumerique.com

Pour rejoindre les escales, suivez le circuit sur la carte et consultez les horaires sur le site web. Télécharger la plaquette et les infos

Sylvie Deparis

du 4 au 27 septembre 2015 - Table ronde (et vernissage) dimanche 20 septembre 2015
à 10h

Vivre Traversées

sylvie deparis septembre 2105 01Sylvie Deparis a allié, au service d’une expérience sensible et esthétique del’espace, des préoccupations récurrentes de son travail : la transcription de la présence, la transparence, la lumière, le mouvement. En relation avec l’année internationale de la lumière, l’installation proposeune perception réunifiée du réel, dans sa dimension mouvante et fluide.

Une immersion

La démarche plastique de l’artiste est toujours inspirée de l’univers végétal. Elle est une pratique du regard et de l’attention, une immersion.
Dans une expérience optique et sensitive qui excède l’ordre du langage, l’artiste laisse advenir une incorporation qui initie la possibilité d’une
ouverture. La forme peut alors effracter sa dimension statique et descriptive pour se donner comme présence, permettant de dépasser l’apparent immédiat pour interroger la nature du visible et son mystère.

Des transparences

sylvie deparis septembre 2105 02Sylvie Deparis évoque une transparence de la forme qui s’ouvre et laisse apercevoir sa composante énergétique, la force génératrice qui l’a façonnée et la parcourt. Ainsi qu’une transparence du corps - de l’artiste, du spectateur – qui a capacité d’harmoniser son propre rythme avec celui d’un autre être, d’un lieu, ou d’autres phénomènes vibratoires, et se laisse traverser par ce réel irréductible qui échappe à la signification.
Transparence qui laisse passer à travers soi tout en colorant ce qui le traverse de sa propre vibration.

Voilement, dévoilement

L’artiste a recherché dans ses réalisations passées des matériaux qui permettent de traduire cette traversée. Elle a opté pour des matériaux non complètement transparents, afin de conserver la notion de voilement - dévoilement, mais suffisamment translucides pour ménager au regard cette profondeur. Matériaux souples (voilages en polyester ou soie,
intissé, calques), et, ici, verre de la Verrerie de Saint-Just.

L’impermanence d’un équilibre

sylvie deparis septembre 2105 03

Né du feu, du souffle de l’homme et de la force de gravité, le verre de Saint-Just se pare d’une infinité de nuances, évoquant l’impermanence d’un équilibre aperçu et sans cesse disparu. Les flux qui l’ont formé sont inscrits dans les rythmes de ses motifs. Comme le sont également les flux du vivant dans les structures végétales qui témoignent des forces qui les ont modelées, et que les dessins de Sylvie Deparis cherchent à transcrire.
Ainsi, l’oeuvre est la conjonction de toutes ces composantes : installation alliant les verres de Saint-Just, les rythmes du végétal, le graphisme en mouvement, la transparence et la lumière, en trois ensembles qui se répondent par leur disposition dans l’espace.

Comprendre une synergie

sylvie deparis septembre 2105 05

Pour l’artiste, “Traversées” ne pouvait se concevoir sans l’aide des entreprises qui ont très généreusement accepté de mettre leurs compétences au service d’un projet artistique qui n’existerait pas sans elles, et dont la richesse doit beaucoup à cette synergie.
Ainsi, l’entreprise Jean Gobba-Tecni Bombage à Pontcharra-sur-Turdine a effectué la découpe, le polissage des bords et le perçage des plaques de verre destinées à être sérigraphiées.
L’entreprise Thomas Vitraux à Valence a sérigraphié dix-huit dessins sur ces plaques.
L’entreprise Techn’Eau Jet à Feurs a découpé treize dalles de verre selon la forme des dessins de l’artiste grâce à une technologie de découpe au jet d’eau que possèdent peu d’entreprises en France.
Cette découpe demandait de transférer les dessins, initialement sur papier, en formats vectorisés, travail réalisé par l’entreprise VMS à Valaurie.
L’entreprise Luminéo à Malrieux a offert des feuilles luminescentes permettant d’éclairer par en-dessous les dalles de verre sur lesquelles elles
sont posées.

Une création en résidence

Cette oeuvre a été créée au Cube qui a fait sien l’objectif de favoriser le développement des dimensions territoriales des créations et des restitutions (territoire créatif). Cette priorité inscrite comme un objectif permanent explique les contacts établis avec les acteurs culturels et économiques du projet de Sylvie Deparis. Outre les industriels cités, mention particulière à l’Agence Altavia Saint-Etienne qui a accueilli l’oeuvre durant la Biennale Off du Design de Saint-Etienne et a assuré la communication sur cet événement en collaboration avec le Cube.

Table ronde dimanche 20 septembre 2015 à 10h

En présence de l'artiste, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine qui ont pour thème "le Patrimoine du 21ème siècle, une histoire d'avenir"

La collection Le Cube

La collection Le Cube propose une nouvelle publication intitulée « Sylvie Deparis – traversées ». Un livre consacré au travail de création réalisé par l’artiste lors d’une résidence à Valaurie.

Du 4 au 27 septembre 2015 du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Table ronde dimanche 20 septembre 2015 à 10h

Du 10 juillet au 23 août 2015, 4 artistes exposent :

Catherine Chabouis

Céramiste

Catherine Chabouis est une artiste, mais aussi une chimiste, une chimiste des argiles, elle est incollable sur la théorie de leurs liaisons colloïdales et les mystères de leur floculation. Puis elle est passée à la pratique, elle touche, modèle, cuit et c'est ainsi qu'elle est devenue céramiste.
Par ses recherches plastiques dans la lignée du Jomon japonais, par son travail personnel, par la répétition voulue des gestes de son fils disparu, Jérôme, lui aussi sculpteur, le travail de Catherine Chabouis étonne.
Qu'il s'agisse de ces formes patiemment polies en volutes lisses ou des surfaces sculptées que sa main a façonnées en creux et en volumes, évoquant les corps des anges baroques des chapelles savoyardes, les pièces présentées sont l'aboutissement d'un travail de dix années.
Dix années à canaliser l'énergie dans un geste parfait. Cinq années d'une vie de rencontres, d'amitiés et d'entraide pour cette taulignanaise revenue dans la lumière de son enfance.
Dix années de progrès, pleines, grâce à l'amitié de Mireille Favergeon, une grande céramiste, à qui Catherine doit beaucoup. Et enfin la satisfaction d'un accomplissement, au bout d'un long chemin qui est aussi la continuation d'un dialogue.

catherine chabouis 1catherine chabouis 2

Martine Chevant

Sculpteur

Martine Chevant vit et travaille à Paris. Elle a pratiqué le dessin et la peinture depuis l'adolescence et l'Université, puis parallèlement à une carrière professionnelle dans le graphisme.
A partir de 2002, elle a trouvé dans la sculpture du bois, et en taille directe, la forme d'expression captivante qu'elle recherchait.
«Frapper, geste du prédateur, geste qui se prolonge pour atteindre le but.
Frapper, faire jaillir l'éclat du bois et laisser une empreinte.
Je taille le bois pour laisser mon empreinte, la trace de mon passage.
Je taille le bois, tronc d'arbre abattu, pour le réveiller, le faire parler.
C'est une exploration. Chez moi en Auvergne, les bois sont sauvages, accidentés. J'avance la mousse sous les pieds, les écorces, les lichens à portée de main. Voici qu'apparait un tronc couché, un vieux qui a rendu l'âme. Si je reste immobile, à l'écoute, un craquement, un esprit dérangé, l'idée d'un fantôme survient.
De même en travaillant, il peut surgir l'étrangeté, l'imprévisible. Partant du figuratif, je prends la liberté d'interpréter la forme, de la métamorphoser et de me laisser surprendre.
Devant ce que je perçois de la réalité, un autre monde se profile et je rêve d'évasion.
Nostalgie du monde aquatique : être dans l'eau c'est être dans un espace sans frontière, avoir une grande liberté du mouvement, une sensation d'apesanteur.
J'ai cherché à évoquer des formes fluides, à travailler plutôt l'enveloppe que la structure.
Je propose dans ces sculptures des bêtes primitives, ayant l'intelligence de la forme pour évoluer, se propager et durer.
Sculpter la forme c'est approcher l'animal, en débusquer l'idée et en dépouiller la forme. Chasser. Comme le gibier qui a été poursuivi, traqué, mis à mort, et dépecé – ou, rampant hors de l'eau, échoué et exhumé, la forme nouvelle, l'animal reprend son souffle.»

Martine Chevant 1Martine Chevant 2Martine Chevant 3

Lucyna Kordos

Graveur et peintre

Née à Varsovie, l’artiste graveur et peintre vit et travaille à Paris.
Après les études d’arts plastiques à Heatherley School of Fine Art de Londres, elle se dédie à la gravure et se perfectionne dans la maîtrise de la taille-douce à l’Ecole d’Art Graphique « Il Bisonte » de Florence.
Ensuite fréquente les différents ateliers de gravure à Paris.
En poursuivant des études d’Arts Plastiques à L’Université Paris 8 où elle a obtenu une Licence d’arts plastiques. Elle participe régulièrement à différents salons et son travail figure dans des collections privées en France et à l’étranger.

Jamais peut-être plus qu’à notre époque, l’esprit scientifique n’a eu plus besoin d’être défendu.
La représentation et la pensée du monde passe aujourd’hui par l’image scientifique. Donc, la science est l’esthétique de l’intelligence qui pose l’abstraction comme la démarche normale.
Les images de cellules, de neurones, de molécules... , omniprésentes dans les revues scientifiques ou sur nos écrans d’ordinateurs, se révèlent souvent comme les abstractions pittoresques.
Dans ma série de pastels intitulée «Le Monde cellulaire », je pars de ces images pittoresques, mais bien évidemment, il s’agit d’inventer les cellules imaginaires. En effet, inspirée par les chants du compositeur allemand du XIX siècle Franz Schubert, j’ai voulu élaborer une forme abstraite de l’émotion qui conduit l’homme plus que la raison. Donc, sur mes toiles, je trace « les cellules» de la peur, de la solitude et autre. Ce monde invisible de notre force psychique, je le représente comme le chaos inexplicable de l’image à la forme géométrique, puis de la forme géométrique à la forme abstraite. Enfin, tout se rejoint par les traits déformés et les fils tortillés dans les profondeurs abyssales du noir.

Lucyna KORDOS 1Lucyna KORDOS 2

Cécile Windeck

Peintre

Cecile WINDECK 1

Née en 1963, Cécile Windeck vit et travaille comme encadreur à Vienne (38). Elle a fait l’Ecole d’Arts plastiques Polaris à Corbas pendant 4 ans.
De plus, Cécile Windeck a effectué des stages avec l’artiste Pierre Delvaux.

Mes peintures se forment par glacis successifs au rythme de mes séquences de travail.
Je laisse la trace des passages de couleurs, comme une mémoire de l'action picturale, pour former un paysage abstrait. La couleur est pour moi très importante avec une prédilection pour le bleu qui fait vibrer le reste de ma palette. Je compose toujours en lien avec mes souvenirs d'impressions de voyage, des vues de nature, de paysage.
Mon thème des « Heures bleues ».
L'heure bleue est un temps incertain où le ciel prend cette teinte bleue si particulière, c'est le moment où tout devient plus contrasté, durant quelques minutes. Ces moments de crépuscule sont comme la compréhension de l'instant présent, fugitif et universel.
Au cours de mes déplacements, mes voyages, je collectionne des paysages, en photos et films. Je les retransmets après par la peinture. Les souvenirs, les impressions de lumière dans l'obscurité, ces heures bleues sont alors retransmis, expérimentés par différents médiums : peintures, collages, vidéos, gravures, tout est intimement lié. J'explore de nombreux supports et médiums.
Les passages de couleurs, les traces de graphisme les glacis forment un « paysage » abstrait. C'est cet espace temps qui crée l'espace visible, ces « mémoires peintes », imprégnées du sens premier et aussi de l'intime.

Vernissage le vendredi 10 juillet à 18h30
Du 10 juillet au 23 août 2015 - du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h30

du 24 avril au 25 mai 2015

Anne Lauzent-Maurel

peintre

Anne Lauzent-Maurel-1Les peintures présentées cette année à la Maison de la Tour par Anne Lauzent-Maurel relèvent d’un choix minutieux opéré pour ce lieu d’exception dans la production des quelques dix dernières années du peintre.
En effet depuis une large décennie la réalisation des oeuvres suit un cheminement de pensée régulier et pérenne autour d’un thème central abordé de manière chaque fois un peu différente : une exploration permanente de la féminité fondée, selon une logique courante, sur sa présence charnelle.
La recherche plastique s’est ainsi fixée sur le corps, organique, et son mouvement interne : ses flux, ses fluides, ses sécrétions multiples, ses humeurs et ses formes.
Plus précisément que la reproduction (la représentation) des corps, et plus largement, il s’agit aussi d’évoquer ici la “condition féminine”, un autre éclairage, plus politique, de l’oeuvre.
La peinture est réalisée sur des panneaux de bois de dimensions variables, enduits à la colle de peau, puis peints à l’huile, élaborés très lentement, d’une manière classique. Le travail s’effectue toujours par séries (annuelle, ou se poursuivant sur 2 ou 3 années) ; ces séries s’enchaînent et découlent très naturellement les unes des autres.
Anne Lauzent-Maurel-2Ainsi des “Sphères vives” (débutées vers 2002-2003) aux “Canopes” (2007/2010), puis aux “Nids” (2012/2013), et enfin très récemment aux “Grottes” (toujours en cours), chaque série met en oeuvre dans son évolution progressive vers l’organique l’idée complexe de germination, d’éclosion, d’épanouissement dans le sexuel, enfin de disparition.
On pourrait parler, simplement, de passage par le vivant, dont le premier support, la première condition est cette présence du corps au monde.
Au sein de l’ensemble que constitue la série, chaque tableau, dont le sujet investit ces formes symboliques du corps ou de “l’idée”de corps (ainsi des Canopes, urnes funéraires de l’Egypte ancienne qui contenaient les viscères du défunt, exemplaires ici, comme cohabitation métaphorique du corps et contenu organique réel), souligne aussi l’idée d’un arrière fond caché, dépositaire d’une entité précieuse qui serait à la fois ce que le féminin recèle comme on l’a vu de potentialité de fécondation, de germination, qui est son propre (organique), et le lieu d’un pur désir charnel, une force vitale, irrépressible, brisant toute contrainte et toute coercition.
Le sujet/corps lui-même semble alors participer de cette violence constitutive, surprenante, et le vase canopé (ou le nid, ou la grotte), conçu comme un écrin, utérin, protecteur, unité close au sein de l’hostilité du monde, est visiblement lui-même oujours débordé, submergé par la volonté exigeante de ce «grouillement» de désir qui le fait voler en éclat. Mort et vie sont alors étroitement liées.
Ce surgissement de la vie, inséparable de sa propre finitude, questionne toujours la permanence et le mystère de la matière, qu’elle soit chair, ou peinture comme ici.
Car il s’agit bien de cela avant tout : chacun des thèmes explorés devient l’expression même de la peinture, elle qui suppose toujours dans sa mise en oeuvre un arrière fond, un sens second (sa part la plus intime), qu’elle tente d’amener au jour.

Patricia Fetet-Meffre

céramiste

Patricia Fetet-Meffre-2Un travail protéiforme Patricia Meffre présente des sculptures en céramique d’aspect monochrome (noires ou blanches ou grises et ses différentes nuances). Ces pièces sont ainsi destinées à jouer subtilement avec la lumière en fonction des traitements de leurs surfaces (aspérités, protubérances, irrégularités diverses, brillances, matités, etc…) qui sont obtenus par différents modes de polissage, de lustrage.
Leurs parois ont reçu diverses interventions (creusements, perforations, évidements, ajouts de matières).
Cette artiste cherche à construire des objets dont les formes, les volumes, voudraient s’inspirer des modes de transformation, de reproduction, de multiplication, de prolifération, que l’on retrouve dans les règnes, minéral, végétal, animal. Par exemple, les galets réalisés entre 2012 et 2014, ont été perforés de multiples trous dans lesquels l’ajout d’une substance phosphorescente les rend visibles la nuit. Ils gagnent ainsi deux vies :
- une vie diurne (qui les rapproche des galets de rivière ou bien des éponges) ;
- une vie nocturne (où mille points lumineux les rend semblables à de petites constellations).
Patricia Fetet-Meffre-3Dans la même perspective, Patricia Meffre aime réaliser des séries d’objets, comme ces formes de tests d’oursins de différentes dimensions disposés sur des graviers noirs, ou bien aussi des “cornes” de terre qui se tiennent immobilisées dans une torsion amorçant la forme de la spirale. D’autres nouvelles formes sont récemment apparues, inspirées d’idées plus abstraites : ainsi, une série des petits gobelets funéraires (2013), ou bien encore des sphères ouvertes, organiques, livrant leur intérieur fascinant (2014), des oscilla suspendus dans un ciel lumineux, et enfin une installation de vulves en terre blanches reposant sur un lit de bris de verre, symbolisant les violences faites aux femmes de par le monde.
Site de l’artiste : www.patriciameffre.com

Vernissage le vendredi 24 avril à 18h30 - Décrochage le samedi 23 mai à 18h30
Du 24 avril au 25 mai 2015 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Du 16 janvier au 15 février

Thérapart

Therapart hiver 2015Comme chaque année La Maison de la Tour présente cette exposition d'oeuvres de résidents de centres de personnes en situation de handicap.
Pour tous, participants, visiteurs et organisateurs, c'est un extraordinaire moment d'échanges humain, social et artistique; échanges de paroles, de gestes, de gratitude. Les résidents montrent un véritable empressement à participer à cette exposition, qui donne un sens tout particulier à la réalisation de leurs travaux. Montrer son travail, être vu, sortir de l'atelier, partager avec d'autres représente énormément d'appréhension, de courage mais aussi une réelle satisfaction. La créativité, l'esprit de création sont immenses.
La Maison de la Tour présente des peintures, des dessins, des céramiques, des sculptures. Notre travail n'est pas d'analyser mais de montrer, montrer des oeuvres surprenantes, vivantes, interpellantes.

Cette année, deux nouveaux centres participeront à cette exposition :

  • l'Esat de la Haute Lèbre à Revest de Bion (04)
  • le CH Buëch Durance à Laragne (05)

Les autres centres sont:

  • Les ateliers créatifs de Kerchène à Lapalu (26)
  • Les Grands Pins à St-Paul 3 Châteaux (26)
  • Le Village à Pierrelatte (26)
  • l'IME Les Papillons Blancs à Pierrelatte (26)
  • le Béai à Taulignan (26)
  • l'Atelier Extraordinaire à Cavaillon (84)

Cette exposition toute particulière reçoit un public fidèle, intéressé qui, chaque année, se déplace en grand nombre.

Vernissage le vendredi 16 janvier 2015 à 18h30
Exposition du 16 janvier au 15 février 2015 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Du 14 novembre au 21 décembre 2014

Jean-Christophe Schmitt

Jean-Christophe Schmitt 1Jean-Christophe Schmitt 2Peintre et poète, Jean-Christophe Schmitt nous donne à voir une peinture touchante, d'un calme conquis, libérée de tout conformisme où bonheur et gravité s'interrogent mutuellement.
Une atmosphère de rêve en suspens que ponctuent le plus souvent les silhouettes aimées, ou la caresse d'un fruit, ou l'incertaine présence d'objets familiers. Une palette parfois douce, parfois vive. Une subtile lumière. Fondus et transparence. Une nervosité sous-jacente du trait. Une ligne de perturbation abstraite nécessaire à l'émergence d'une intériorité maîtrisée.

Katerina Porter

Katerina Porter 1Katerina Porter 2La représentation humaine, le corps, la silhouette, les visages sont les principaux thèmes du travail de sculpture de Katerina Porter. Elle pétrit directement l'argile, toujours d'après modèle vivant, sans croquis préalable.
Elle construit par touches larges et puissantes des personnages rudes et bruts, immobiles et silencieux, comme des ébauches emplies d’une grande douceur poétique, mystère et âpreté, langueur et immédiateté du touché.
Elle ne travaille pas le détail, mais travaille la matière dans laquelle elle dit se confondre : “… dans un sens, je sens que je suis l'argile !”. Certaines pièces sont ensuite moulées et transformées en bronzes.

Vernissage le vendredi 14 novembre 2014 à 18h30
Exposition du 14 novembre au 21 décembre 2014 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Du 4 juillet au 10 août 2014

Paul Vergier

Peintre

Pau Vergier, peintreLe travail de Paul Vergier parle surtout du paysage, paysage de campagne en lien avec la terre et l'agriculture, les serres, les labours, la terre retournée ; le paysage urbain, les travaux des rues, les grues, les chantiers de construction, les amas de sable, de ferrailles, les plastiques, en fait tout ce qu'est la vie dans notre société rurale ou citadine à côté de nous, les habitants.
Sa fonction de peintre est d'être le témoin de la vie industrielle et rurale, sans vouloir la travestir en quelque sens que ce soit, ni l'embellir ni l'enlaidir. Sa peinture est une sorte ce constat.
"... "Un vrai peintre" avec tous les dons aujourd'hui encore indispensables en ce domaine : le sens de la couleur, le sens des formes et celui de leurs rapports et, déjà, un certain aplomb dans l'usage qu'il en faisait ; puis – tout aussi nécessaire dans les choses de l'art, à mon idée, une extrême sensibilité, perméabilité au monde qui nous entoure ... que ces dons cherchaient à exprimer...
... ce qui me frappe en définitive le plus en regardant ses peintures, c'est cette force souterraine qui les soulève plus ou moins visiblement, et qui le porte, lui, dans son travail.
Puisse-t-elle surtout, cette force, rester pure, vraie, c'est-à-dire sans apprêts, sans outrances,
sans tricherie, presque innocente comme elle semble l'être aujourd'hui pour notre bonheur..."

Philippe Jaccottet (extraits du catalogue "Paul Vergier Terrien" - 2008)

 

 

Vernissage le vendredi 4 juillet à 18h30
du 4 juillet au 10 août 2014
du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h30

du 23 mai au 29 juin 2014

Alix de Massy

Plasticienne

Alix Massy et Olivier VerneauAlix de Massy, A travers sa peinture, un langage s'élabore, se prête à des métamorphoses parfois étranges, questionne l'échange entre le territoire intérieur et le monde extérieur, au point que ceux-ci peuvent se confondre et semblent stimuler une création réciproque.
Il faut donc moins lire dans ce travail des troncs, des branches ou des silhouettes qu’une sorte de partition rythmée par les vibrations de la lumière.
Chaque mouvement contribue au glissement vers l’unicité des formes, vers la fusion des teintes qui versent l’une dans l’autre.
Alix de Massy travaille sur des papiers très fins, papier de riz, papier japonais, à l'huile, au pastel, au fusain ou à l'encre de Chine.
Elle poursuit sa recherche dans son atelier cévenol ouvrant sur de grands espaces.

Olivier Verneau

Céramiste

En 2006, Olivier Verneau fait sienne la terre de Lozère. Terre sauvage et généreuse, qu'il saisit à pleines mains, malaxe, modèle, tourne et grave. Naissent alors, jaillies du grès noir ou rouge, des formes – corolles, boîtes, bols -
comme arrachées aux écorces, aux racines, aux lichens et autres champignons qui peuplent les forêts où il aime tant se perdre. Comme s'il voulait se confondre tout entier aux paysages et aux œuvres que ceux-ci lui inspirent.

"Tenir serré le tronc d'arbre que j'enlaçais me permettait de retrouver
ce que les hommes comme moi ne peuvent plus faire.
Pourquoi, tombés, ne se relèvent-ils pas ? Leurs jambes ne les portent plus.
J'arrachai l'écorce, je la mâchai. "
Fred Deux, peintre

Vernissage le vendredi 23 mai à 18h30 en présence des artistes
du 23 mai au 29 juin 2014
du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h30
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