Les artistes-résidents

Depuis 2011, le Cube a accueilli 3 à 4 artistes par année, plasticiens, photographes, écrivains.


Photo de l’œuvre

machine textile Martine Lafon Cube

De l’usine au musée

Nom

Martine Lafon

Année(s) de résidence au Cube

2012

Repères biographiques

Née en 1954, vit et travaille dans à Uzès et à Paris. Diplômée de l’Ensba Paris, formée aux techniques de l’estampe.
www.martinelafon.com

L’intention

Sollicitée par le Cube autour de la thématique du paysage, Martine Lafon a souhaité orienter son travail sur les industries du territoire, dans la continuité de la réflexion qu’elle mène sur la notion de territoire, de patrimoine, et de sa prise en compte de l’histoire des lieux. Le contenu de la résidence s’est alors plus précisément défini autour du patrimoine industriel inscrit dans l’histoire ou encore en activité dans un périmètre de proximité entre Sud-Drôme et Nord-Vaucluse
Son projet était de mettre en relation la lisibilité du bâti et le dedans du lieu de travail, par des repérages dessinés et photographiques, et de voir comment la spécificité de chaque lieu pouvait interférer dans son travail.
La configuration du Cube, « entouré » d’extérieur, créait les conditions favorables à une réflexion sur les relations entre l’écrit et le paysage.

La création

Martine Lafon a retenu et pu travailler sur quatre domaines industriels, caractéristiques du territoire investi :

  • celui de la soie, pour lequel Martine Lafon avait déjà, en 2004, à la Fabrique du Pont d’Aleyrac, mené un travail de repérage portant sur le patrimoine de l’industrie. Cette industrie qui se manifeste par la présence de bâtiments désaffectés, a pu être étudiée notamment au sein du musée de la soie à Taulignan.
  • celui du cartonnage, fortement lié au précédent, qui est très présent dans les esprits par les usines encore en activité, et dans la mémoire collective représentée au musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas.
  • celui des sirops et des liqueurs d’Eyguebelle, qui rejoint la réflexion de l’artiste sur l’extraction de la couleur d’une plante, la garance. Ici « la couleur liquide et gourmande » est également extraite d’écorces et de racines.
  • celui de la pierre, qui s’inscrit dans le prolongement d’une réflexion menée sur les rochers du Rhône. La marbrerie Sportiello installée dans le périmètre géographique du Cube a permis de concevoir une pièce d’après une maquette dessinée par l’artiste.

En associant la photographie et le dessin, Martine Lafon propose une relecture de ces milieux industriels et de leur savoir-faire à travers des planches réalisées avec les Editions Bervillé : 17 planches, constituées de tirages photographiques et de dessins originaux, dont plusieurs sont rehaussées de petits façonnages quand elles concernent le cartonnage, ou de fils lorsqu’elles touchent au domaine séricicole, auxquelles s’ajoutent la sculpture et son prototype exécutés à la marbrerie. L’ensemble est accompagné d’un travail d’écriture, marqué par l’histoire de l’art, où se mêlent réalité et fiction dans une narration documentée.

La restitution

De l’usine au musée à l’Espace d’Art François-Auguste Ducros, du 28 novembre 2014 au 18 janvier 2015, exposition sous l’égide de la commission culture de la ville de Grignan et de l’association Les enfants du Facteur.
En préparation pour le printemps et l’été 2016, une exposition au musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas.

La diffusion

Les estampes et un ouvrage« Auricula, le cabinet de lumière », publié aux Editions Jean-Pierre Huguet, suite d’histoires courtes accompagnées de quatre reproductions couleur autour des quatre secteurs industriels investis.

Les partenaires

Les Editions Bervillé à Uzès ; les Editions Huguet à St Julien Molin Molette
Les entreprises : la Marbrerie Sportiello à Châteauneuf/Rhône, les Papeteries de Montségur-sur-Lauzon
Les musées : du cartonnage à Valréas et de la soie à Taulignan.

Travaux récents

Expositions personnelles récentes

  • Espace d’Art François-Auguste Ducros, Grignan, 2014
  • Musée des Beaux-arts, Orléans, 2012
  • Latvian National Museum of Art, Riga, Lettonie, 2011
  • Villa Savoye-Le Corbusier, Poissy, 2008
  • Musée d’Art Sacré du Gard, Pont St Esprit, 2007
  • Chapelle du Carmel. Art Image, Chalon-sur-Saône, 2007

Résidences récentes

  • Résidence d’écriture avec production artistique, Résidence le Cube à Valaurie, 2012
  • Résidence d’artiste en Lettonie. Drac Languedoc-Roussillon, Institut français de Riga, 2011
  • Résidence écriture-images au Domaine George Sand, Nohant, Centre des Monuments nationaux, 2010.

Photo de l’œuvre

ORGAN2 Lynn Pock

Nom

Lynn Pook, plasticienne

Année(s) de résidence au Cube

2015 2017

Repères biographiques

Artiste plasticienne d’origine franco allemande, Lynn Pook a étudié la danse, la sculpture, les arts et médias entre Paris, Berlin et Karlsruhe. Sa pratique artistique prend forme dans l’observation du corps, et de ses perceptions. De ses réflexions naissent des dispositifs intimistes interrogeant les modes et les systèmes d’échanges entre le spectateur et l’objet.
www.lynnpook.net

L’intention

Depuis 2003, l’artiste développe sa recherche artistique autour de la dimension vibratoire du son: l’audio-tactile. Ses installations/performances ont déjà conquis le public lors de nombreux évènements dédiés aux nouveaux médias. Sa démarche suppose un rapport étroit avec l’usager-visiteur, habitant ou touriste d’un lieu. La production de l’œuvre suppose une collaboration du type artiste-entreprise. A ces deux titres, l’artiste s’inscrit parfaitement dans l’esprit de résidence du Cube. Par ailleurs, l’usage des technologies numériques, présent sans rendre l’œuvre complexe dans son approche, permet à Lynn Pook d’être très étroitement associée au développement du projet territorial « Art, culture et technologies numériques en milieu rural » porté par la MDT- Le cube

La création

A fleur de Peau Lynn PookLa résidence 2015 au Cube vise avant tout le prototypage professionnel de l’œuvre et de son usage.
Les objets créés constituent le projet ORGAN. « ORGAN est une installation visuelle, sonore et tactile : Plus je m’en approche et plus je fais partie d’elle. Ou bien ferait-elle plus partie de moi ? »
« ORGAN et ses stimuli discrets proposent de goûter la lenteur, le minuscule et le proche. C’est une sculpture relationnelle mettant en jeu non seulement la vue et l’ouïe des spectateurs, mais aussi le toucher dont la peau est l’interface privilégiée d’une expérience intime propre à déclencher les imaginaires singuliers de chacun ».
Ce projet utilise la technologie comme un moyen et non comme une fin en soi. Elle doit donc remplir sa fonction en restant invisible afin de ne pas nuire à l'expérience sensible et à la poésie de l'objet.
Ce projet demande une réflexion et une expérimentation sur la façon de solliciter l’envie du spectateur à devenir acteur de son expérience, d’interagir physiquement avec l’œuvre et d’autres éventuels participants.

La restitution

Du 23 février au 4 mars

Constellation consolante

Lynn Pock enfant au petit rosePlasticienne franco-allemande, Lynn Pook, née en 1975, vit et travaille à Barnave (Drôme), et de par le monde. Elle a étudié la danse, la sculpture, les arts et médias à Paris, Berlin et Karlsruhe, au ZKM.
Depuis 2003, Lynn Pook poursuit une recherche sur le toucher par un contact sonore explorant la dimension vibratoire et tactile du son. Elle abolit la distance entre le spectateur et l’objet et investit l’individu comme lieu et matière d’une sculpture temporelle.
À travers les œuvres « audio-tactiles », elle s’immisce dans le domaine du toucher, un sens culturellement soumis à des règles sociales restrictives et complexes et encore plus mises à mal par l’introduction massive dans notre quotidien d’objets technologiques de communication à distance et l’expansion de notre mobilité au monde.Dans cette sortie de résidence, Lynn Pook présente ses recherches actuelles autour du projet O R G A N, accueilli au Cube en 2015.
De ce projet découlent aussi des doudoux, des cellules, des silhouettes, des structures, des ossatures, du plat ou presque, des creux, des bosses, des couleurs et de la douceur.
L'artiste construit à travers ses installations un univers doux et contemplatif invitant à ralentir, à laisser ses sens s'imprégner de vibrations sonores, tactiles et visuelles.
Elle renoue dans sa recherche avec une période précoce de la vie où tout est découverte et sensation qui permettent de construire et de complexifier notre appréhension du monde. Être touché, toucher, explorer avec son corps et ses mains, sa bouche, permet de se faire progressivement une image de ce qui nous entoure, de nous frayer un chemin entre le concret et l'abstrait, d'opérer par l’expérience sensorielle une compréhension de notre environnement. Les objets présentés jouent du passage entre la bi-dimensionnalité et la tridimensionnalité et vice versa.

Vernissage le jeudi 23 février à 18h30. Exposition du 23 février au 4 mars 2017, du jeudi au samedi de 14h00 à 18h00.

Les ateliers

Les ateliers sensibles sont une proposition d’intervention en classe unique en lien avec la résidence au Cube pour la création de l’œuvre ORGAN
Une approche créative avec les enfants et l'enseignant

Lynn Pook propose aux enfants son approche interdisciplinaire de la création basée sur une grande curiosité et une ouverture au monde. La collaboration et la complicité de l'équipe enseignante permet de relier les propositions abordées dans les ateliers avec des thématiques et exercices abordés pendant l'enseignement scolaire. Ces propositions sont aussi en lien étroit avec la création de l'artiste. Les objets réalisés peuvent devenir des œuvres collectives s'intégrant dans le travail de l'artiste.
Les moyens de créations Le dessin, la peinture, le collage, le mouvement, l'écriture, la couture, le modelage, le bricolage, l'assemblage, le son, la vidéo ...

Le chemin pour y parvenir L'observation visuelle, sonore, tactile, olfactive et peut-être gustative, l’expérimentation, l'invention commune de règles du jeu, le mouvement, la discussion, la manipulation ludique des matériaux, création collectives, travail en groupe, entraide entre les enfants de différents âges.Durant l’année scolaire 2015-2016, en lien avec son projet, Lynn Pook a proposé aux enfants des classes de Maternelle et Cors préparatoires de l'école de Valrousse (Valaurie) une série d'ateliers artistiques sur les sens du toucher, de l'ouïe, de la vue et de l'odorat. Après du "cinéma pour l'oreille", du dessins d'objet sensoriels, la découverte de vocabulaire lié à nos sens, à nos perceptions et à toutes les actions menées durant les interventions, la réalisation de boite à sensations, Lynn Pook a mobilisé les enfants dans une dernière étape du "grand projet" tant attendu : Le Doudou Géant!
Travail de mise en mouvement du corps des enfants pour prendre conscience des silhouettes qu'on crées avec son corps, réalisation de dessins de silhouettes des enfants sur des grandes feuilles en papiers, découpage et décoration de celles-ci en technique mixte. Puis réalisation de sculptures molles, sortes de « doudoux » à partir des silhouettes des enfants : report de ces silhouettes sur du tissus, découpage, couture, puis remplissage des formes. Pour aboutir à des sculptures molles de tailles différentes selon le nombre de silhouettes associées ensembles.Le Doudou Géant est une oeuvre collective et collaborative réalisé par et avec les enfants. C’est une grande sculpture molle en tissus colorés contenant différents matériaux de remplissage, un objet rigolo qui stimule les sens. Cette oeuvre fera partie de l’exposition consacrée à ORGAN en 2017. Elle a été présentée à la population locale au mois de juin 2016 (voir "L’actualité des ateliers")

La diffusion

Lynn Pook Organ 2ORGAN est un relief organique composite d’où émanent des sons vibrés. « Plus je m’en approche et plus je fais partie de ce paysage. Ou bien ferait-il plus partie de moi ?»
ORGAN, c’est une invitation au voyage ludique, plutôt contemplatif, voir méditatif. Loin des vitesses supersoniques et des flux internet, ORGAN est une œuvre de la lenteur, du minuscule et du proche.
Cette sculpture relationnelle met en jeu non seulement la vue et l’ouïe des spectateurs, mais aussi le toucher à travers une implication corporelle. La peau en est l’interface principale de transmission, la membrane à travers laquelle transite pour qui prendra le temps cette expérience déroutante faite de sons-vibrations. C’est une expérience intime et douce toute en creux et en pleins.
ORGAN invite le public à se (dé)placer «dans», à se blottir «contre», enlacer, déplacer des objets audio-tactiles. Tantôt actif, tantôt passif, le spectateur s’organise entre, sur et sous les objets et devient partie prenante de cette matière sensible.

Création et constuction : Lynn Pook
Composition et ingénierie musicale :  Valentin Durif
Feutreuse tout terrain : Stéphanie Cailleau
Ingénierie électronique : Étude Nolibos
Production : Paradox[A] / Maison de la Tour
Autres partenaires : 8 fablab, Entreprise Jlc-Sellerie
Le projet bénéficie du soutien du
Fond SCAN (Région et DRAC Auvergne-Rhone-Alpes)
et du DICREAM (aide au développement)

Les partenaires

Complicités artistiques
Valentin Durif
- Artiste sonore (Lyon / Rhône-AlpesAuvergne) Soutient en ingénierie musicale.  Travail commun sur une partition musicale gérant les  comportements sonores et vibratoires des objets.   
Stéphanie Cailleau - artiste feutreuse (Die / Drôme)  Les objets composant ORGAN ont des formes complexes et diverses et le cahier des charges induit par la spécificité des contraintes techniques liées aux fonctions des objets sont autant de défis à relever dans la réalisation de la finition des objets. Dans le cadre de la maquette, Stéphanie Cailleau et Lynn Pook mettent en oeuvre différentes techniques de feutrages et d’assemblage permettant d’arriver à un résultat satisfaisant sur le plan esthétique et technique. Le procédé s’approchera de celui utilisé dans la chapellerie, mais sur des objets plus volumineux.   

Complicités technologiques  
Nicolas Nolibos, Ingénieur - Conception 2D et 3D, Fabrication numérique (Aixen-Diois / Drôme)  Travail sur la conception et la réalisation des armatures des objets et l’intégration des technologies. Le premier prototype réalisé partiellement en 2013 avec des moyens très rudimentaires lors du projet « Substance Son », s’avère ne pas répondre à certaines contraintes, notamment mécanique et d’intégration des technologies. Dans le cadre de la maquette, Lynn Pook traverse une série d’expérimentation pour mettre au point un procédé de fabrication et définir les matériaux permettant par la suite de réaliser les ossatures de la douzaine d’objets audio-tactiles.  

Complicités artisanales  
Véronique Charles - Feutreuse (Die / Drôme)  Elle met en place des collectes de laine auprès d’éleveurs locaux afin de revaloriser une matière première locale qui avait perdu tout intérêt commercial auprès des industriels  avec la concurrence des laines importées majoritairement de Nouvelle Zélande. Elle fait ensuite laver et carder ces laines dans des entreprises françaises afin qu’elles soient prêtes à l’utilisation.   
La filature Terrade (Felletin / Creuse)  Nettoyage et préparation de la laine brute pour la filature et réalisation de fil.  
JLC Sellerie (Valaurie / Drôme) Cet artisan sellier se propose d’accueillir Lynn Pook dans son atelier et de l’accompagner dans la réalisation du capitonnage des objets ainsi que de faciliter l’accès à des matières premières.  Collaboration sous forme de mécénat.  

Complicités fabrication  
8-Fablab (Crest / Drôme) Réalisation des scan 3D des maquettes et des découpes des ossatures des objets à l’aide de la  fraiseuse à commande numérique: Vanderlab, Château Éphémère, Carrières-sous-Poissy / Yvelines Début 2015, pour une durée de 2 mois, Lynn Pook était en résidence dans ce nouveau lieu de résidence dédié aux arts numériques et sonores. A cette occasion, elle a commence à travailler sur la forme des objets (dessins et modelage) et la réalisation de leurs ossatures à l’aide d’outils numériques tel qu’une découpeuse laser. 

Travaux récents

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Photo de l’œuvre

stenope Stephanie Lehu Cube

Nom

Stéphanie Lehu, artiste photographe

Année(s) de résidence au Cube

Printemps 2014

Repères biographiques

Née en 1986 à Metz
Vit et travaille à Buisson (84)
Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique option Art - Ecole Supérieure d'Art et de Design – St-Etienne (42)
Diplôme National d'Arts Plastiques option Art - Ecole Supérieure d'Art et de Design - Saint-Etienne (42)
Semestre d'études option Photographie - Ontario College of Art and Design - Toronto (Canada)
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 06 26 07 18 22 / www.stephanielehu.com

L’intention

Le travail de Stéphanie Lehu s’inscrit dans le prolongement des résidences menées au Cube en 2013 sur l’idée de la trace et de la mémoire.
Depuis plusieurs années, Stéphanie Lehu développe « une démarche photographique singulière où l’humain est nécessairement représenté, bien que les visages soient la plupart du temps méconnaissables. Que ses photographies soient mises en scène ou prises sur le vif, on y trouve toujours une sensation d’inquiétante étrangeté suscitant à la fois horreur et fascination. Des thématiques récurrentes parcourent l’ensemble de son travail photographique : le monstre, le masque, le double, l’entre-deux, l’enfermement, l’hystérie ».
Pendant son temps de résidence au Cube, l’artiste a l’intention de mener un travail photographique sur des portraits d’habitants de Valaurie, dans leur cadre intime et familier, en poursuivant en parallèle une réflexion sur le paysage du territoire et de ses alentours ».

La création

Le projet de résidence de Stéphanie Lehu consiste à aller à la rencontre des habitants du village pour immortaliser leurs visages et nourrir sa création de leurs souvenirs et témoignages. Partant du principe qu’un territoire est toujours le reflet des gens qui l’habitent, son intention est d’aller à la découverte du territoire en se laissant guider par le récit des habitants, voire accompagnée. Ces récits sont le point de départ d’une série de photographies de paysages.
Les prises de vue sont réalisées avec un sténopé (et/ou un appareil Polaroïd) pour son esthétique loin du cliché de carte postale et la proximité qu’il permet avec le sujet.
La photographie au sténopé est l’enregistrement d’un instant et non pas un simple arrêt sur image, en raison du long temps de pose qui lui est nécessaire. Il en résulte des images aux contours indéfinis et aux couleurs aléatoires. Elles renvoient à un univers onirique, rappellent des images de l’ordre du souvenir. Et il s’agira justement de cela pour les habitants : se souvenir ».

La restitution

Une exposition, composée de tirages photographiques Fine art (entre 10 et 15 tirages). L’ensemble des photographies sera accompagné d’un texte rendant compte de l’expérience de l’artiste durant la résidence.
Des actions en milieux scolaires sur le territoire autour de la démarche photographique, enrichi d’une découverte de la pratique photographique au sténopé.

La diffusion

Un ouvrage de la « collection  le Cube » coéditée avec les Editions Marie Delarbre (Taulignan), retracera le projet de résidence, faisant dialoguer textes et images, compilant les séries de portraits effectués avec la complicité des habitants de Valaurie et les sténopés de paysages.
Toutes les photographies seront mises en vente en nombre de tirages limités.

Les partenaires

Les photos exposées sont tirées par La Fabrique de l’image, en Drôme, « atelier pour les photographes professionnels ou amateurs, qui souhaitent un accompagnement, un regard tiers, dans la réalisation de leurs tirages, pour une interprétation au plus près de leurs attentes ». La Fabrique de l’image

Les photos sur béton ont été imprimées par l'atelier d'impression DoYouArt situé à Saint-Etienne.
https://www.doyouart.com/

Expositions personnelles

2015 Mémoire[S] - Angle hors les murs, Collège Jean Perrin - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
2014 Mémoire[s] - Bibliothèque - Saint-Apollinaire-de-Rias (07)
Mémoire[S] - Médiathèque - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
La belle indifférence – ICM, Hôpital de la Salpêtrière - Paris (75)
Mémoire[S] - Angle art contemporain - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
2012 Le Val des nymphes - Chemin des arts en Tricastin - Angle hors les murs, atelier des Alyssas - Clansayes (26)
La belle indifférence - Galerie Parcours de l’art - Avignon (84)
2010 Ascension - Angle hors les murs, Collège Jean Perrin - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
Ascension - L’été Contemporain Dracénois - Chapelle Saint-Sauveur - Draguignan (83)
Photographies - Atelier d’art Artka - Valence (26)

Expositions collectives

2014 Monuments aux morts – Eglise des Frères Prêcheurs, Arles (13)
2013 La Belle indifférence, exposition performance - Fine Art Studio – Bruxelles (BE)
Habiter / déshabiter - Espace Aragon - Villard Bonnot (38)
2012 Archives actives - Angle art contemporain - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
Le Val des nymphes - Maison de la Truffe et du Tricastin - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
La belle indifférence – 12èmes Rencontres de la Photographie - Chabeuil (26)
Le Val des nymphes - Office de tourisme - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
La belle indifférence - Printemps de l’image et de la photo 6ème édition - GAC - Annonay (07) / invitée du café photo
2011 La belle indifférence - Supervues, 3 jours à l’hôtel Burrhus - Vaison-la-Romaine (84)
Abandon - Médiathèque Drôme provençale - Nyons (26)
Le Balcon - Phot’Aix - Fondation Vasarely - Aix-en-Provence (13)
Ascension - 17ème Parcours de l’art - Avignon (84)
Silence - Galerie La Fontaine Obscure - Aix-en-Provence (13)
Ascension - Printemps de l’image et de la photo 5ème édition - Davézieux (07)
2010 Le Balcon / Ascension - 10èmes Rencontres de la Photographie - Chabeuil (26)
Pneuma / Ascension - 27ème Rendez-vous des jeunes plasticiens - La Garde (83)
2009 Automonstruosités - 26ème Rendez-vous des jeunes plasticiens - La Garde (83)
Pneuma - Travaux en cours / En cours de travaux - Musée d'Art Moderne - Saint-Etienne (42)

Collections

Artothèque de L’Eté Contemporain Dracénois - Draguignan (83) www.larto.fr

Collections privées

Prix /bourses

2011 Prix coup de cœur de Yann Arthus-Bertrand pour la photographie Abandon

Publications / presse / tv

2015 Une expo photo très originale in Le Dauphiné Libéré
2014 Your Holiday Pictures 2014, site web L’Oeil de la Photographie
Portrait de lecteurs, un vrai cadeau in La Tribune
Mémoire[s], une exposition à découvrir in Le Dauphiné Libéré
2013 Les photos de Stéphanie Lehu in Le Dauphiné Libéré
Deux photographes à Aragon in Le Dauphiné Libéré
2012 Interview sur ma série La Belle indifférence, émission Tv Entrée libre, reportage L’Hystérie
L’hystérie mise en espace par Stéphanie Lehu in Le Dauphiné Libéré
Catalogue La banlieue au féminin, édition Médiris
Stéphanie Lehu expose ses photos à la galerie du Parcours de l’art in Vaucluse matin
2011 Concours photo du Ceder in La Tribune
Stéphanie Lehu expose à Supervues in Vaucluse matin
Vaison : 37 artistes nous invitent dans leur chambre in La Provence
Catalogue d’exposition Phot’Aix, édition Fontaine Obscure
Catalogue d’exposition 17ème Parcours de l’art
Catalogue du 9ème Salon International d’Art Photographique de Pessac
2010 Angle expose au collège in Le Dauphiné Libéré
Stéphanie Lehu artiste photographe in Vibration Clandestine n°12
Piégés dans l’ascenseur par la photographe Stéphanie Lehu in Var matin
Catalogue d’exposition L’Eté Contemporain Dracénois
Stéphanie Lehu artiste photographe in Le Dauphiné Libéré

Photos de l'œuvre

Muriel Seauve Cube

Le paysage

Nom

Muriel Seauve

Période de résidence au Cube

Octobre-novembre 2011

Biographie

Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Valence
Basée à Taulignan (Drôme)
Le 22-Tauligan / Editions Design graphique expositions
www.le22-taulignan.fr

L'intention/La préfiguration

A l'origine du projet, la volonté de matérialiser par une installation, un lien entre la création littéraire, la création graphique et l'image, à partir du travail des éditions Marie Delarbre. Au terme de la résidence, présenter ce travail dans le cadre d'une exposition collective réalisée à partir d'une rencontre avec d'autres artistes locaux.

La création

Muriel Seauve a eu la particularité d'inaugurer la résidence d'artiste. Pour le Cube, l'enjeu était de manifester dès le démarrage notre volonté d'ancrage territorial. Un thème nous paraissait porteur que nous avons proposé à l'artiste «Regards sur le paysage », le paysage qui nous entoure.
L'œuvre réalisée par Muriel Seauve est constituée de 12 panneaux en plexi givré (format 60x30) proposant chacun un texte d'auteurs ayant porté un regard philosophique, poétique, scientifique, politique parfois sur le paysage. Muriel Seauve a assumé le choix des textes qui sont issus d'un livre qu'elle a publié «Le paysage et la question du regard ». Elle a composé et assuré le graphisme des 12 pages de ce « livre ouvert » que le promeneur de Valaurie trouve sur son chemin.

La restitution : un parcours, une exposition collective, une conférence

L'œuvre constitue un véritable parcours de 12 points de vue, dans le village de Valaurie : quatre des 12 panneaux sont identiques et situés aux entrées du vieux village ; 8 sont différents les uns des autres et installés sur les placettes du village.
Elle s'intègre parmi les traces d'artistes, qui dans les années 1970, ont marqué la singularité culturelle de Valaurie.
A la demande de l'artiste, une exposition s'est tenue en résonnance de la résidence réunissant des regards d'autres artistes sur le paysage : des photographes (Juan Robert, Bertrand Stofleth, Bernadette Tintaud, François Trezin), un vidéaste (Ange Leccia), une calligraphe (Kitty Sabatier), des peintres (Marc Emeric, Claire Soubrane, Paul Vergier)
Enfin, une conférence a été donnée le 19/11/11 dans la Maison de la Tour par Pascal Bouvier chercheur, docteur en philosophie à l'Université de Savoie, sur le propos « Le paysage, de l'esthétique au politique ».

La Diffusion

La Mairie de Valaurie s'est portée acquéreur de cette œuvre qui appelle le visiteur à la réflexion sur le regard qu'il porte lui-même sur le paysage, qu'il découvre au cours de ses déambulations.

Les partenaires

La société VMS de Valaurie a réalisé et fait don des supports métalliques qui supportent l'œuvre. L'exposition a été montée avec le concours la Conservation du patrimoine du Conseil général de la Drôme.

Signalement d'œuvres/lieux d'expos

Nom(s)

Pascale-Louise, céramiste avec la collaboration de Marine Favennec, architecte

Mail

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Année de résidence

2016

Repères biographiques

Pascale-Louise, céramiste

Est-ce parce qu’elle est issue d’une famille alsacienne qui cultivait la terre que Pascale-Louise  découvre d’autres façons de lui donner vie ?  En 1997, elle débute par le  travail de la pierre calcaire et du ciment, puis se tourne vers l’argile. En 2012, elle tourne une nouvelle page et choisi de se consacrer entièrement au modelage, au tournage et à la cuisson de la terre et mets en carton sa vie passée dans la finance. Une formation de plasticienne céramiste viendra compléter son expérience et la mènera à participer à des workshops avec de nombreux artistes.

Est-ce parce qu’elle est femme que la source d’inspiration principale de Pascale-Louise est le corps féminin ? Après avoir exploré les canons académiques, elle passe à des formes plus épurées. C’est de la rencontre que jaillit l’œuvre : ainsi les « visages » témoins d’un trait ou d’une expression saisie au vol et qui l’atteint, l’émeut et la captive. D’un voyage en Turquie, d’un autre au Sénégal, elle est touchée par des rires de femmes : femmes du hammam qui se laissent aller au rire libérateur, sensuel, puis danse abandonnée, voluptueuse des Africaines : ce sont ces corps, cette liberté, cette sensualité qui vont faire naitre plusieurs sculptures de corps féminins  symboles du « Rire sacré » en 2014 pour l’exposition « Eutexie » au TGP Frouard (54).

Sa recherche se poursuit ensuite autour du mythe de Baubo, déesse grecque qui, soulevant son peplos révèle son corps, et qui, par sa danse sensuelle et ses plaisanteries salées, parvient à faire rire Déméter, déprimée d’avoir perdu sa fille adorée enlevée par Hadès et emportée au centre de la terre, qui trouve la force et l’énergie pour la retrouver. Ce rire, affranchi de toute contrainte, est le rire de la femme primitive, « sauvage » comme la nomme Clarissa Pinkola Estés dans Femmes qui courent avec les loups.  Pascale-Louise présente pour la première fois en 2015 ses « Baubo », évocations oniriques de la déesse primitive, celle qui est nature, sans tabous lors de l’exposition « IN VIVO » au château Stanislas de Commercy (55), puis à Toul (54) lors de l’exposition « Féminin pluriel ». Elle y montre par ailleurs ses installations mariant le végétal et la porcelaine.  En 2015 elle entreprend ses recherches sur le mobilier mariant la céramique et le bois.

En 2016 pour l’exposition art et jardins, le jardin Jean Vallée à Houdreville (54)  lui permet de sublimer son mobilier, autre source de recherches dans les matériaux et les formes.  

Est-ce la seule création qui détermine Pascale-Louise ?  Au-delà de la recherche de l’esthétisme et de la création artistique, au-delà du travail sur les formes et les matériaux, elle cherche avant tout  à faire naître l’émotion. L’émotion chez le spectateur, qui, laissant libre cours à son imagination réinvente l’œuvre d’art qui échappe alors à sa créatrice. Et c’est ce qui lui échappe qui l’intéresse et l’interroge. Elle aime partager sa passion et transmettre son savoir-faire. Elle anime de nombreux ateliers pour adultes, enfants, adultes et enfants en situation de handicap. Elle intervient également en entreprise autour de la cohésion de groupe en utilisant essentiellement l’argile comme matériau de création.

atelier Pascale Louise

www.pascale-louise.com

Marine Favennec, architecte

Architecte attachée à la matière et aux ambiances, Marine Favennec crée sa structure en 2015 après 4 ans de collaboration en agence à Paris : L’Atelier d’Architecture Marine Favennec.
« Acquérir une fine connaissance du site, développer des systèmes constructifs en adéquation avec le lieu et les savoirs-faire locaux, étudier des scénarios d’usages, projeter les rythmes et ambiances d’un lieu futur sont autant d’approches qu’il faut articuler autour du projet afin de développer des constructions actuelles et respectueuses des milieux dans lesquels elles s’inscrivent. Chaque projet nécessite une grande attention du «déjà là» et la conception d’un projet doit se faire dans une réflexion constante au sujet d’un territoire géographique, social et économique. Mêlé à une grande attention des ambiances au sens des phénomènes, je suis très attachée à la matière et aux détails.»
A la sortie de son diplôme d’architecture à l’école de Grenoble au sein du studio intitulé « Architectures et cultures sensibles de l‘environnement » (laboratoire CRESSON), elle travaille également au sein de la structure Polimorph, un groupement pluri-disciplinaire de recherche et de production sur l’espace. Elle deviendra ensuite une des collaboratrices de Jean Bocabeille au sein du collectif Plan 01 et travaillera notamment à des projets de logements, une bibliothèque universitaire, un groupe scolaire et des logements étudiants.
www.marinefavennec.fr

L’intention

Les territoires ruraux sont aujourd’hui l’objet de nombreux regards. Ils sont à juste titre à nouveau considérés comme des terres de possibles par leur multiplicité. Liés par un bassin versant, une rivière, une vallée, ils sont connectés par une mise en commun des connaissances et ressources qui les composent.La résidence sera l’occasion de travailler à ce sujet de l’inter-communalité au travers de la terre : la terre comme matière ; la terre au sens du territoire.
Au travers de la nouvelle voie douce en projet, retenu par la Communauté de communes, voie qui remonte la vallée de la Berre et qui traversera la commune de Valaurie, nous nous proposons de travailler à une oeuvre in situ faisant état des liens intercommunaux (naturels, humains, agricoles, artisanales,…) et de les catalyser in situ au sein d’un espace identifié en bord de voie douce.

La création

La résidence au Cube de Valaurie est l’occasion de mener un travail suivant deux grands thèmes que sont l’artisanat et l’urbanisme rural.
Pascale-Louise et Marine Favennec ont en commun, au delà de leur relation mère-fille, une approche sensible des milieux dans lesquels elles évoluent, une relation sensorielle à la matière et aux espaces. Elles ont choisi de mettre en commun leurs approches et leurs compétences, le temps de « Voie douce «, leur résidence au Cube.  Ce travail à quatre mains s’articulera autour de la « matière terre » et de toutes ses transformations (terre cuite, pisé, porcelaine, céramique,…) et d’une thématique liée spécifiquement au territoire de Valaurie : la future voie cyclable reliant Nyons à la Viarhôna, véritable lien territorial vers la vallée du Rhône.Pascale Louise, céramiste, amènera la céramique vers l’espace urbain et les jardins.
Le grès et la porcelaine se marient au bois, au métal pour concevoir et fabriquer du mobilier et ainsi créer des espaces de repos, de causeries, de méditation.Marine Favennec, architecte, mènera une série d’ateliers au sujet du territoire de Valaurie.
Nous pratiquons tous l’espace rural de façon différente et en possédons une lecture propre. La mise en commun de ces connaissances permettra à chacun de mettre en jeu son approche du village et de la voie douce de façon à nous constituer une culture commune autour de ces enjeux.

La restitution

La restitution de la résidence s’est faite par l’exposition des restitutions d’ateliers menés avec le public ainsi que par l’exposition des prototypes/projets développés dans le temps de la résidence.

Parmi les prototypes, le banc PICNIC
« Le travail entre architecture et céramique m’a amenée naturellement vers une recherche sur le mobilier en privilégiant la dimension structurante de la céramique et en ayant à l’esprit la contrainte outdoor.Je voulais changer d’échelle, concevoir une assise pour plusieurs, sans dossier, pour permettre à chacun de choisir la direction de son regard et de faire naître l’échange ». Pascale Louise

Le banc « Picnic » avec son assise de 2,16 m et ses plots à la fois support de la planche en céramique, assise haute ou encore table de pique-nique a été créé avec la collaboration de Marine Favennec, architecte et réalisé par l’entreprise CERALEP SN à St Vallier (Drôme).
Il est actuellement exposé dans les jardins de l’hôtel du Moulin de Valaurie.

bancpicnic impressin 3D

Un livre, restitution de résidence au Cube 2016, abondamment illustré, retrace les recherches de Pascale Louise Spiess & Marine Favennec .
Sur demande auprès de la Maison de la tour

Terre & territoire
Pascale Louise Spiess - Céramiste Marine Favennec - Architecte

Partenaires

Groupe Novarc pour l’impression de maquettes de mobilier
Ceram décor pour la fourniture de l’argile
Céralep pour le façonnage du banc

Les Ateliers

Deux types d’ateliers seront organisés durant la résidence :
« Arpente ton lieu »
Ce double atelier visera à constituer une culture commune autour de l’appréhension du territoire de Valaurie. Par une promenade et un relevé sensible, chacun sera à même d’apporter les éléments à la constitution d’une vision partagée du territoire de Valaurie et plus précisément du lien que le village entretiendra avec la nouvelle voie douce.
Ateliers adultes : samedi 15 octobre 2016 de 10h à 12h.

« Teste ta cabane »
Pascale-Louise proposera aux Valauriens (adultes et enfants) de participer au projet en animant des ateliers de modelage. Ces ateliers auront pour thème le domaine du sensible (le toucher, le sonore, les couleurs) et auront pour but la création d’objets sensoriels en céramique qui pourront participer à l’animation des espaces du village.
Ateliers adultes : samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016 de 14h à 17h
Ateliers enfants : jeudi 20 et jeudi 27 octobre 2016 de 14h à 17h.

La diffusion

Si la démarche est exploratoire et non modélisante, elle est néanmoins destinée à pouvoir être transférée à d’autres points d’étapes de la voie douce. A ce titre, les communes concernées par le parcours seront très largement invitées à prendre connaissance, voir participer aux travaux d’ateliers. En effet, ce projet de création n’est pas sans lien avec des enjeux forts tant touristiques qu’économiques pour les villages et le territoire de proximité.

Travaux récents

(à venir)

 

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