Les artistes-résidents

Depuis 2011, le Cube a accueilli 3 à 4 artistes par année, plasticiens, photographes, écrivains.


Photos de l'œuvre

Muriel Seauve Cube

Le paysage

Nom

Muriel Seauve

Période de résidence au Cube

Octobre-novembre 2011

Biographie

Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Valence
Basée à Taulignan (Drôme)
Le 22-Tauligan / Editions Design graphique expositions
www.le22-taulignan.fr

L'intention/La préfiguration

A l'origine du projet, la volonté de matérialiser par une installation, un lien entre la création littéraire, la création graphique et l'image, à partir du travail des éditions Marie Delarbre. Au terme de la résidence, présenter ce travail dans le cadre d'une exposition collective réalisée à partir d'une rencontre avec d'autres artistes locaux.

La création

Muriel Seauve a eu la particularité d'inaugurer la résidence d'artiste. Pour le Cube, l'enjeu était de manifester dès le démarrage notre volonté d'ancrage territorial. Un thème nous paraissait porteur que nous avons proposé à l'artiste «Regards sur le paysage », le paysage qui nous entoure.
L'œuvre réalisée par Muriel Seauve est constituée de 12 panneaux en plexi givré (format 60x30) proposant chacun un texte d'auteurs ayant porté un regard philosophique, poétique, scientifique, politique parfois sur le paysage. Muriel Seauve a assumé le choix des textes qui sont issus d'un livre qu'elle a publié «Le paysage et la question du regard ». Elle a composé et assuré le graphisme des 12 pages de ce « livre ouvert » que le promeneur de Valaurie trouve sur son chemin.

La restitution : un parcours, une exposition collective, une conférence

L'œuvre constitue un véritable parcours de 12 points de vue, dans le village de Valaurie : quatre des 12 panneaux sont identiques et situés aux entrées du vieux village ; 8 sont différents les uns des autres et installés sur les placettes du village.
Elle s'intègre parmi les traces d'artistes, qui dans les années 1970, ont marqué la singularité culturelle de Valaurie.
A la demande de l'artiste, une exposition s'est tenue en résonnance de la résidence réunissant des regards d'autres artistes sur le paysage : des photographes (Juan Robert, Bertrand Stofleth, Bernadette Tintaud, François Trezin), un vidéaste (Ange Leccia), une calligraphe (Kitty Sabatier), des peintres (Marc Emeric, Claire Soubrane, Paul Vergier)
Enfin, une conférence a été donnée le 19/11/11 dans la Maison de la Tour par Pascal Bouvier chercheur, docteur en philosophie à l'Université de Savoie, sur le propos « Le paysage, de l'esthétique au politique ».

La Diffusion

La Mairie de Valaurie s'est portée acquéreur de cette œuvre qui appelle le visiteur à la réflexion sur le regard qu'il porte lui-même sur le paysage, qu'il découvre au cours de ses déambulations.

Les partenaires

La société VMS de Valaurie a réalisé et fait don des supports métalliques qui supportent l'œuvre. L'exposition a été montée avec le concours la Conservation du patrimoine du Conseil général de la Drôme.

Signalement d'œuvres/lieux d'expos

Nom(s)

Pascale-Louise, céramiste avec la collaboration de Marine Favennec, architecte

Mail

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Année de résidence

2016

Repères biographiques

Pascale-Louise, céramiste

Est-ce parce qu’elle est issue d’une famille alsacienne qui cultivait la terre que Pascale-Louise  découvre d’autres façons de lui donner vie ?  En 1997, elle débute par le  travail de la pierre calcaire et du ciment, puis se tourne vers l’argile. En 2012, elle tourne une nouvelle page et choisi de se consacrer entièrement au modelage, au tournage et à la cuisson de la terre et mets en carton sa vie passée dans la finance. Une formation de plasticienne céramiste viendra compléter son expérience et la mènera à participer à des workshops avec de nombreux artistes.

Est-ce parce qu’elle est femme que la source d’inspiration principale de Pascale-Louise est le corps féminin ? Après avoir exploré les canons académiques, elle passe à des formes plus épurées. C’est de la rencontre que jaillit l’œuvre : ainsi les « visages » témoins d’un trait ou d’une expression saisie au vol et qui l’atteint, l’émeut et la captive. D’un voyage en Turquie, d’un autre au Sénégal, elle est touchée par des rires de femmes : femmes du hammam qui se laissent aller au rire libérateur, sensuel, puis danse abandonnée, voluptueuse des Africaines : ce sont ces corps, cette liberté, cette sensualité qui vont faire naitre plusieurs sculptures de corps féminins  symboles du « Rire sacré » en 2014 pour l’exposition « Eutexie » au TGP Frouard (54).

Sa recherche se poursuit ensuite autour du mythe de Baubo, déesse grecque qui, soulevant son peplos révèle son corps, et qui, par sa danse sensuelle et ses plaisanteries salées, parvient à faire rire Déméter, déprimée d’avoir perdu sa fille adorée enlevée par Hadès et emportée au centre de la terre, qui trouve la force et l’énergie pour la retrouver. Ce rire, affranchi de toute contrainte, est le rire de la femme primitive, « sauvage » comme la nomme Clarissa Pinkola Estés dans Femmes qui courent avec les loups.  Pascale-Louise présente pour la première fois en 2015 ses « Baubo », évocations oniriques de la déesse primitive, celle qui est nature, sans tabous lors de l’exposition « IN VIVO » au château Stanislas de Commercy (55), puis à Toul (54) lors de l’exposition « Féminin pluriel ». Elle y montre par ailleurs ses installations mariant le végétal et la porcelaine.  En 2015 elle entreprend ses recherches sur le mobilier mariant la céramique et le bois.

En 2016 pour l’exposition art et jardins, le jardin Jean Vallée à Houdreville (54)  lui permet de sublimer son mobilier, autre source de recherches dans les matériaux et les formes.  

Est-ce la seule création qui détermine Pascale-Louise ?  Au-delà de la recherche de l’esthétisme et de la création artistique, au-delà du travail sur les formes et les matériaux, elle cherche avant tout  à faire naître l’émotion. L’émotion chez le spectateur, qui, laissant libre cours à son imagination réinvente l’œuvre d’art qui échappe alors à sa créatrice. Et c’est ce qui lui échappe qui l’intéresse et l’interroge. Elle aime partager sa passion et transmettre son savoir-faire. Elle anime de nombreux ateliers pour adultes, enfants, adultes et enfants en situation de handicap. Elle intervient également en entreprise autour de la cohésion de groupe en utilisant essentiellement l’argile comme matériau de création.

atelier Pascale Louise

www.pascale-louise.com

Marine Favennec, architecte

Architecte attachée à la matière et aux ambiances, Marine Favennec crée sa structure en 2015 après 4 ans de collaboration en agence à Paris : L’Atelier d’Architecture Marine Favennec.
« Acquérir une fine connaissance du site, développer des systèmes constructifs en adéquation avec le lieu et les savoirs-faire locaux, étudier des scénarios d’usages, projeter les rythmes et ambiances d’un lieu futur sont autant d’approches qu’il faut articuler autour du projet afin de développer des constructions actuelles et respectueuses des milieux dans lesquels elles s’inscrivent. Chaque projet nécessite une grande attention du «déjà là» et la conception d’un projet doit se faire dans une réflexion constante au sujet d’un territoire géographique, social et économique. Mêlé à une grande attention des ambiances au sens des phénomènes, je suis très attachée à la matière et aux détails.»
A la sortie de son diplôme d’architecture à l’école de Grenoble au sein du studio intitulé « Architectures et cultures sensibles de l‘environnement » (laboratoire CRESSON), elle travaille également au sein de la structure Polimorph, un groupement pluri-disciplinaire de recherche et de production sur l’espace. Elle deviendra ensuite une des collaboratrices de Jean Bocabeille au sein du collectif Plan 01 et travaillera notamment à des projets de logements, une bibliothèque universitaire, un groupe scolaire et des logements étudiants.
www.marinefavennec.fr

L’intention

Les territoires ruraux sont aujourd’hui l’objet de nombreux regards. Ils sont à juste titre à nouveau considérés comme des terres de possibles par leur multiplicité. Liés par un bassin versant, une rivière, une vallée, ils sont connectés par une mise en commun des connaissances et ressources qui les composent.La résidence sera l’occasion de travailler à ce sujet de l’inter-communalité au travers de la terre : la terre comme matière ; la terre au sens du territoire.
Au travers de la nouvelle voie douce en projet, retenu par la Communauté de communes, voie qui remonte la vallée de la Berre et qui traversera la commune de Valaurie, nous nous proposons de travailler à une oeuvre in situ faisant état des liens intercommunaux (naturels, humains, agricoles, artisanales,…) et de les catalyser in situ au sein d’un espace identifié en bord de voie douce.

La création

La résidence au Cube de Valaurie est l’occasion de mener un travail suivant deux grands thèmes que sont l’artisanat et l’urbanisme rural.
Pascale-Louise et Marine Favennec ont en commun, au delà de leur relation mère-fille, une approche sensible des milieux dans lesquels elles évoluent, une relation sensorielle à la matière et aux espaces. Elles ont choisi de mettre en commun leurs approches et leurs compétences, le temps de « Voie douce «, leur résidence au Cube.  Ce travail à quatre mains s’articulera autour de la « matière terre » et de toutes ses transformations (terre cuite, pisé, porcelaine, céramique,…) et d’une thématique liée spécifiquement au territoire de Valaurie : la future voie cyclable reliant Nyons à la Viarhôna, véritable lien territorial vers la vallée du Rhône.Pascale Louise, céramiste, amènera la céramique vers l’espace urbain et les jardins.
Le grès et la porcelaine se marient au bois, au métal pour concevoir et fabriquer du mobilier et ainsi créer des espaces de repos, de causeries, de méditation.Marine Favennec, architecte, mènera une série d’ateliers au sujet du territoire de Valaurie.
Nous pratiquons tous l’espace rural de façon différente et en possédons une lecture propre. La mise en commun de ces connaissances permettra à chacun de mettre en jeu son approche du village et de la voie douce de façon à nous constituer une culture commune autour de ces enjeux.

La restitution

La restitution de la résidence s’est faite par l’exposition des restitutions d’ateliers menés avec le public ainsi que par l’exposition des prototypes/projets développés dans le temps de la résidence.

Parmi les prototypes, le banc PICNIC
« Le travail entre architecture et céramique m’a amenée naturellement vers une recherche sur le mobilier en privilégiant la dimension structurante de la céramique et en ayant à l’esprit la contrainte outdoor.Je voulais changer d’échelle, concevoir une assise pour plusieurs, sans dossier, pour permettre à chacun de choisir la direction de son regard et de faire naître l’échange ». Pascale Louise

Le banc « Picnic » avec son assise de 2,16 m et ses plots à la fois support de la planche en céramique, assise haute ou encore table de pique-nique a été créé avec la collaboration de Marine Favennec, architecte et réalisé par l’entreprise CERALEP SN à St Vallier (Drôme).
Il est actuellement exposé dans les jardins de l’hôtel du Moulin de Valaurie.

bancpicnic impressin 3D

Un livre, restitution de résidence au Cube 2016, abondamment illustré, retrace les recherches de Pascale Louise Spiess & Marine Favennec .
Sur demande auprès de la Maison de la tour

Terre & territoire
Pascale Louise Spiess - Céramiste Marine Favennec - Architecte

Partenaires

Groupe Novarc pour l’impression de maquettes de mobilier
Ceram décor pour la fourniture de l’argile
Céralep pour le façonnage du banc

Les Ateliers

Deux types d’ateliers seront organisés durant la résidence :
« Arpente ton lieu »
Ce double atelier visera à constituer une culture commune autour de l’appréhension du territoire de Valaurie. Par une promenade et un relevé sensible, chacun sera à même d’apporter les éléments à la constitution d’une vision partagée du territoire de Valaurie et plus précisément du lien que le village entretiendra avec la nouvelle voie douce.
Ateliers adultes : samedi 15 octobre 2016 de 10h à 12h.

« Teste ta cabane »
Pascale-Louise proposera aux Valauriens (adultes et enfants) de participer au projet en animant des ateliers de modelage. Ces ateliers auront pour thème le domaine du sensible (le toucher, le sonore, les couleurs) et auront pour but la création d’objets sensoriels en céramique qui pourront participer à l’animation des espaces du village.
Ateliers adultes : samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016 de 14h à 17h
Ateliers enfants : jeudi 20 et jeudi 27 octobre 2016 de 14h à 17h.

La diffusion

Si la démarche est exploratoire et non modélisante, elle est néanmoins destinée à pouvoir être transférée à d’autres points d’étapes de la voie douce. A ce titre, les communes concernées par le parcours seront très largement invitées à prendre connaissance, voir participer aux travaux d’ateliers. En effet, ce projet de création n’est pas sans lien avec des enjeux forts tant touristiques qu’économiques pour les villages et le territoire de proximité.

Travaux récents

(à venir)

 

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