Détours les 13, 14 et 15 octobre 2017
Detours parcours à la découverte d'oeuvres numériques
à l'initiative de la Coopération des Centres d'Art du Sud Drôme


Petrah est la signature de deux artistes plasticiens néerlandais : Petra van der Meijden et Hans Pronk installés en Bourgogne depuis 2011, accueillis en résidence au Cube à Valaurie en 2017, dans le cadre de la réflexion conduite par la Maison de la Tour sur l'appropriation culturelle du numérique.
Leur pratique artistique est à la croisée des possibilités offertes par le numérique et de l'observation fine et sensible de la nature. Il en résulte un univers merveilleux donné à voir mais également une démarche partagée avec les gens du territoire lors de la résidence.
Depuis plusieurs années, le travail de Petrah interroge son environnement naturel. Est-ce le fait de s'être installé en pleine campagne icaunaise, dans une maison ouverte sur le paysage ? Les œuvres du duo d'artistes sont faites de petits éléments captés dans leur environnement et revisités ou interprétés, mélangés, superposés ou détournés avec les moyens infinis du numérique. Ordinateur, imprimante 3D, image 3D, vidéo, réalité augmentée … tout est mis au service de leur vision à la fois généreuse, ludique et poétique de notre univers. Sans tabou ni hiérarchie artificielle, ils nous font ressentir et aimer ce que nous ne voyons pas ou plus autour de nous. La fragilité d'une fleur fanée, un reflet sur une vitre, le corps d'un oiseau sur le sol, les chatons d'un saule, un champ de tournesols… des petites choses si communes dont Petrah nous rappelle toute la magie.
"Quelles traces de notre passage voulons-nous laisser aux générations futures ?" a été la question soumise aux habitants du territoire Valaurie/Roussas.
A notre époque, l'activité humaine est telle que la planète en conservera forcément trace : c'est l'Anthropocène. Pour éviter qu’il ne reste que des emballages plastiques ou « Plasticines », comme marqueurs de notre époque, les artistes ont proposé aux habitants du territoire de créer ensemble et fabriquer des souvenirs adressés aux générations futures.
Conçus à partir des technologies numériques, et sauvegardés dans le monde digital, ces souvenirs, images, histoires, objets associés, constituent « des fossiles numériques ».
Choisis par la population, adultes et enfants, et enrichis de l’intervention des artistes, ils sont aussi une œuvre à part entière, en même temps qu’une représentation authentique du territoire.
Françoise Kindler, sculpteur, inscrit sa pratique dans le raku et l'enfumage. Elle associe ce que ces techniques peuvent avoir d’ancestral, de rugueux, mais aussi de fragile, d'hésitant, et par delà cherche à les décliner en des formes apaisées, en conjuguant les mats et les brillances.
Artiste photographe, Bérengère Leydier trouve son inspiration sur les murs de nos villes. La prise de vue en macro saisit des compositions où se mêlent graphisme et matières. De ces fragments naissent des paysages abstraits à la frontière du pictorialisme, s’éloignant d’une réalité photographique grâce à une impression aux pigments sur papier mat donnant une présence quasi physique des textures.
Les artistes seront présentes, par intermittence et roulement au cours de cette exposition.
Françoise KINDLER :
Le samedi 29 juillet
Les samedis 19 et dimanche 20 août
Les jeudi 24 et dimanche 27 août (dimanche de clôture)
Bérengère LEYDIER :
Le dimanche 30 juillet
Les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 août
Les vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 août (dimanche de clôture)
A.I.L.O, entité artistique née en 2014, est dédiée à une recherche d’interaction, de dialogue entre différents éléments. Qu’il soit humain ou matériel. Palpable ou impalpable.
La lumière : En la faisant entrer en interaction avec des volumes, elle devient à son tour comme sculptée. Recherche sur les contrastes en passant d’ambiances très lumineuses à une obscurité construite. Sa capacité à envahir un espace permet au spectateur d’entrer dans un univers. Il fait partie d’un tout.
Surfaces réfléchissantes et jeux d’optique : Les jeux d’optique avec des miroirs par exemple sont là pour questionner nos certitudes, notre perception des choses. Jusqu’à venir perturber notre stabilité. Le spectateur devient acteur face aux surfaces réfléchissantes. Par son mouvement ou son reflet il modifie l’œuvre et se retrouve inclus.
Le mouvement : Avec le mouvement il s’agit surtout de circulation. Rien ne doit être figé. Les technologies numériques permettent une grande liberté. Le vidéo mapping, de petits moteurs guidés par de l’électronique, tout cela anime… Donne vie aux sculptures. La sensation d’immersion, vient ensuite. Les rythmes lents sont là pour nous amener doucement dans une autre temporalité.
Expérience sensorielle et visuelle, le spectateur est invité à ressentir plus qu’à regarder.
Dialogue des technologies, entre procédés numériques et/ou analogiques. Tout part de la ligne...
Lignes épurées pour se concentrer sur l’essence des Oeuvres.