du 30 octobre au 29 novembre 2015
Stéphanie Lehu
Paysage Refuge
Restitution d’une résidence au Cube
L’exposition entremêle les différents temps de la résidence au Cube. Les images archaïques du sténopé côtoient les pixels des photographies numériques et se mélangent aux instantanés du Polaroïd. L’ensemble des photographies explore des notions contraires : noir/blanc, positif/négatif, proche/lointain, plein/vide, intérieur/extérieur, terre/ciel...
Ici, le spectateur n’est pas face à l’œuvre, mais plongé à l’intérieur de l’œuvre elle-même. Il est invité à marcher entre les paysages suspendus. Entre ces lieux refuges, animés du souffle de ceux qui les ont capturés. D’ailleurs, « eux », on les retrouve un peu plus loin. Mais peut-être ne se reconnaîtront-ils pas ? Les visages éthérés, aux contours indéfinis semblent fuser dans les fibres de l’intissé. Ce matériau, flottant, vaporeux, aérien, s’oppose aux lourdes plaques de béton disposées à même le sol. Les motifs végétaux - branches ou racines ? qui s’étendent sur chaque plaque, rappellent tout comme les visages, des taches d’encre noire. Ces masses sombres déployées sur fond blanc révèlent le vide.
Le vide, le plein, il en est question dans les paysages parcourus, tantôt en positif, tantôt en négatif. Ces images imparfaites, rappelant une intériorité onirique, ne laissent subsister que les traits essentiels. Cette dimension onirique, on la retrouve dans la constellation des Polaroïds aux couleurs délavées, presque étouffées. Là encore, les imperfections sont visibles. Mais ces images ne sont-elles pas plus proches de ce que j’ai ressenti ? Etre dans le paysage, c’est en faire l’expérience. Etre ébloui, sentir le vent caresser sa peau, être dissipé par un son inattendu. C’est aussi en capter les impressions changeantes et les frémissements. Car le paysage est vivant, toujours en mouvement. Et ces vibrations imperceptibles, la photographie ne peut jamais pleinement les saisir.
Du 30 octobre au 29 novembre 2015 - du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Vernissage le 30 octobre à 18h30

REFONTE est une série de pointes de lances et d’armes rudimentaires, de différentes tailles et alliages, réalisées à partir de différents matériaux récupérés sur des déchets d’équipements électriques et électroniques. Les déchets métalliques sont ensuite fondus puis coulés dans des moules, reprenant ainsi les techniques millénaires de la fabrication d’armes primitives, composées d’alliages de cuivre, d’aluminium et d’or.
A FLEUR DE PEAU propose de vivre une expérience déroutante mêlant le sonore et le tactile. Votre corps devient le lieu privilégié d'une oeuvre intime, sensible et éphémère. Une composition sonore spatialisée décrit des trajectoires vibrantes à même le corps qui se trouve comme sculpté par les sons.
ORGAN est un projet d’installation visuelle sonore et tactile. Plus je m’en approche et plus je fais partie d’elle. Ou bien ferait-elle plus partie de moi ?
C’est une sculpture relationnelle mettant en jeu non seulement la vue et l’ouïe des spectateurs, mais aussi le toucher à travers une implication corporelle dans son entier. La peau en est l’interface principale de transmission, la membrane à travers laquelle transite pour qui prendra le temps cette expérience déroutante faite de sons-vibrations. C’est une expérience intime et douce toute en creux et en pleins. Composé d’une population d’objets audio-vibrants ayant chacun une personnalité formelle, acoustique et tactile singulière formant une polyphonie spatialisée.




