Du 8 avril au 15 mai
Elfi Exertier
Pause - Restitution d’une résidence au cube
Le travail d’Elfi Exertier porte sur les différents rythmes, la temporalité : le temps de l’enfance, le temps de la vieillesse, l’adaptation du corps aux rythmes des machines.
C’est avec des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qu’elle entre en contact pour entrevoir un temps suspendu et commence sa recherche.
Elle débute le projet " En allant vers les personnes désorientées " en 2013 avec le Centre d’art Contemporain de Saint-Restitut dans le cadre d’un projet FIACRE et Culture et Lien Social. Elle intervient à l’hôpital intercommunal de Bourg Saint Andéol en secteur spécialisé Alzheimer.
" Les expériences de vie avec des personnes malades sont pour moi un terrain de recherche qui nourrit mon travail plastique. J’ai rencontré des personnes dont le quotidien est comme suspendu dans le temps. Depuis, je m’intéresse particulièrement à nos silences, à nos manières de prendre des pauses, à l’oubli. J’ai utilisé dans mon travail des matières que les personnes désorientées m’avaient laissées. "
A l’issu de sa résidence au Cube, consacrée à l’approfondissement de cette recherche plastique, Elfi Exertier nous montre l’objet sous toutes ses formes, un leitmotiv dans son travail. Nos précieux outils nous accompagnent et nous encombrent à la fois. Elle change leur apparence pour interroger leur usage.
" Ma démarche se situe dans l’expérience. Comme dans une exposition, nous entrons dans un espace. "

Portrait de famille, ©Elfi Exertier - Matrice, ©Elfi Exertier - Lâcher de ballon, ©Elfi Exertier - Berceuse, ©Elfi Exertier
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Du 8 avril au 15 mai 2016, du mercredi au dimanche de 14h à 18h - Vernissage le vendredi 8 avril
A VOIR :
- dimanche 17 avril à 17 h : performance jonglée avec Damien Heinrich au Cube (place Coluche)
- lâcher de ballons : remise en place de l'installation des ballons (regonflage par hélium) de 13 h à 14 h les vendredis 15 avril et 29 avril, jeudis 5 et 12 mai. Echanges avec l'artiste jusqu'à 15h
Une édition "note de bas de page" relatant le travail de l'artiste est disponible à l'accueil de la maison de la tour

Depuis de nombreuses années, Sylvie Garraud partage sa vie entre création et pédagogie. Des liens organiques se sont construits entre ces deux activités et une forme d'engagement s'est consolidée au fils des années vis à vis de ce travail de transmission auprès du public.
Myette Fauchère expose à Valaurie des photographies appartenant à trois séries : « Portraits caméléon », « Pieds » et « Zoo ». Depuis 2003 elle s’intéresse aux textiles africains, et aux rituels qui les accompagnent ; elle a photographié en noir et blanc au Mali des tissus traditionnels destinés à l’élaboration, par des tailleurs, de costumes de fête. Le succès rencontré par ces photos l’a incitée à poursuivre ; attentive à l’uniformité de tissu porté par une même famille, elle a fait poser des groupes familiaux tous vêtus ainsi devant un fond du même motif, cette fois en couleur. C’est ainsi que sont nés les « portraits caméléons », figuration d’un corps collectif hybride : les personnes photographiées se fondent dans l’accumulation de motifs d’une grande force graphique. Le spectateur doit déployer une activité visuelle entre fascination, comparaison, repérage. A la Biennale de Dak’Art elle a travaillé avec de jeunes créatrices qui composent les motifs et tissent sur place (alors que certains tissus africains sont fabriqués en Europe !).
Au festival des Textiles extraordinaires de Clermont-Ferrand, elle a fait une série sur les tissus à carreaux.
L’exposition entremêle les différents temps de la résidence au Cube. Les images archaïques du sténopé côtoient les pixels des photographies numériques et se mélangent aux instantanés du Polaroïd. L’ensemble des photographies explore des notions contraires : noir/blanc, positif/négatif, proche/lointain, plein/vide, intérieur/extérieur, terre/ciel...
Le vide, le plein, il en est question dans les paysages parcourus, tantôt en positif, tantôt en négatif. Ces images imparfaites, rappelant une intériorité onirique, ne laissent subsister que les traits essentiels. Cette dimension onirique, on la retrouve dans la constellation des Polaroïds aux couleurs délavées, presque étouffées. Là encore, les imperfections sont visibles. Mais ces images ne sont-elles pas plus proches de ce que j’ai ressenti ? Etre dans le paysage, c’est en faire l’expérience. Etre ébloui, sentir le vent caresser sa peau, être dissipé par un son inattendu. C’est aussi en capter les impressions changeantes et les frémissements. Car le paysage est vivant, toujours en mouvement. Et ces vibrations imperceptibles, la photographie ne peut jamais pleinement les saisir.



