Du 10 juin au 17 juillet
Emilie Losch
Systèmes modulaires
Exposition d’entrée en résidence, du 10 juin au 17 juillet 2016

L’exposition Systèmes modulaires à la Maison de la Tour veut montrer la pratique de l’artiste qui consiste à assembler et/ou multiplier des éléments variés en agencements structurés et modulables. L’exposition présente aussi des travaux dont les motifs créent des illusions d’optique et d’autres qui évoquent les processus et les jeux de construction.
Sphinx évoque ainsi l’archéologie et le bâti en détournant à la verticale la propriété des reptiles. Expansion et Dédales évoquent des réseaux qui voudrait continuer de croître. La ligne fractale discrète de Courbes traverse toute la hauteur de la pièce et nous accompagne vers un autre niveau. Les petites formes du Cabinet de curiosités et des 5 Solides de Platonnous invitent à nous approcher de près et à prendre le temps d’observer. Micro-Archis, Hélicoïde et Trames questionnent l’echelle et la matière de ce qui est représenté. Les fers à béton de Maison(s) évoquent l’univers du bâtiment mais aussi par glissement symbolique celui de notre propre intériorité. Fold/Unfold et Tangram se prêtent au jeu de la manipulation et autorisent le visiteur à créer la forme de leur choix.

Systèmes modulaires, vues de l’exposition, Maison de la Tour, Valaurie, 10 juin - 10 juillet 2016

Le travail d’Elfi Exertier porte sur les différents rythmes, la temporalité : le temps de l’enfance, le temps de la vieillesse, l’adaptation du corps aux rythmes des machines.
Elle débute le projet " En allant vers les personnes désorientées " en 2013 avec le Centre d’art Contemporain de Saint-Restitut dans le cadre d’un projet FIACRE et Culture et Lien Social. Elle intervient à l’hôpital intercommunal de Bourg Saint Andéol en secteur spécialisé Alzheimer.

Depuis de nombreuses années, Sylvie Garraud partage sa vie entre création et pédagogie. Des liens organiques se sont construits entre ces deux activités et une forme d'engagement s'est consolidée au fils des années vis à vis de ce travail de transmission auprès du public.
Myette Fauchère expose à Valaurie des photographies appartenant à trois séries : « Portraits caméléon », « Pieds » et « Zoo ». Depuis 2003 elle s’intéresse aux textiles africains, et aux rituels qui les accompagnent ; elle a photographié en noir et blanc au Mali des tissus traditionnels destinés à l’élaboration, par des tailleurs, de costumes de fête. Le succès rencontré par ces photos l’a incitée à poursuivre ; attentive à l’uniformité de tissu porté par une même famille, elle a fait poser des groupes familiaux tous vêtus ainsi devant un fond du même motif, cette fois en couleur. C’est ainsi que sont nés les « portraits caméléons », figuration d’un corps collectif hybride : les personnes photographiées se fondent dans l’accumulation de motifs d’une grande force graphique. Le spectateur doit déployer une activité visuelle entre fascination, comparaison, repérage. A la Biennale de Dak’Art elle a travaillé avec de jeunes créatrices qui composent les motifs et tissent sur place (alors que certains tissus africains sont fabriqués en Europe !).
Au festival des Textiles extraordinaires de Clermont-Ferrand, elle a fait une série sur les tissus à carreaux.



